
La Rochelle : le maire Olivier Falorni déloge les sans-abri du centre-ville
Le maire de La Rochelle, Olivier Falorni, a ordonné à la police municipale de déloger les sans-abri et les marginaux de l’hypercentre et du Vieux-Port. Cette décision, justifiée par des préoccupations de tranquillité publique, a suscité une vive controverse, soulevant des questions sur la légitimité des arrêtés anti-mendicité en France.
Olivier Falorni a affirmé que son intention est de faire respecter des « règles de vie élémentaires », permettant à chaque citoyen de circuler librement sans craindre d’être confronté à des comportements qu’il juge inacceptables. Il a déclaré : « Sur la voie publique, on ne se retrouve pas dans des états d’ébriété, on ne se permet pas d’insulter, d’agresser verbalement. »
Les sans-abri concernés par cette politique expriment un sentiment de « harcèlement » et une perception de « chasse aux sorcières ». L’un d’eux a commenté : « Ce n’est pas en mettant la poussière sous le tapis qu’on va régler des problèmes, le maire doit trouver des solutions. »
La situation à La Rochelle n’est pas unique. De nombreux maires en France adoptent des arrêtés similaires, souvent contestés devant les tribunaux, notamment par la Ligue des droits de l’homme (LDH). Récemment, le Conseil de l’Europe a critiqué la France, affirmant que ces mesures aggravent la précarité des personnes déjà en situation de grande pauvreté, sans offrir de solutions durables.
Olivier Falorni a précisé qu’il ne fait que mettre en œuvre des mesures déjà existantes, évoquant des arrêtés signés par ses prédécesseurs en 2023 et 2024, interdisant l’occupation de certaines rues et la consommation d’alcool sur la voie publique. Il a partagé une expérience personnelle vécue le jour de son élection, où une mère de famille a été contrainte de changer de trottoir en raison d’insultes proférées par un groupe de marginaux.
En réponse aux critiques, le maire a rejeté l’idée que la pauvreté puisse justifier des comportements incivils, rappelant qu’il existe de nombreuses personnes pauvres qui ne se livrent pas à de telles actions. Il a également souligné que la ville dispose d’un parc de logements sociaux dépassant les exigences de la loi SRU et que des dispositifs de réinsertion sont disponibles.
Olivier Falorni a déclaré : « Il y a un accompagnement social, on n’est pas en situation de chômage de masse, des postes sont disponibles. Nous agissons avec fermeté et humanité. »
Source : France 3






