On vous explique pourquoi la députée LFI Sophia Chikirou comparaît mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie – franceinfo

Sophia Chikirou, députée LFI, comparait devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie

Publiée le 12/05/2026 à 05:41
Temps de lecture : 2min

La députée de La France insoumise (LFI), Sophia Chikirou, doit se présenter ce mardi 12 mai devant le tribunal correctionnel de Paris. Elle est accusée d’escroquerie, soupçonnée d’avoir tenté d’effectuer un virement à partir du compte de la société Le Média, qu’elle ne dirigeait plus, ainsi que d’avoir subtilisé deux chèques.

Les faits remontent à l’été 2018, lorsque Chikirou, candidate malheureuse à la mairie de Paris lors des dernières élections municipales, aurait tenté de tromper la banque Crédit du Nord. Selon l’accusation, elle aurait cherché à transférer plus de 67 000 euros à Mediascop, sa société de conseil en communication. Chikirou conteste fermement ces accusations.

Dans une déclaration à l’AFP, la députée a qualifié ce procès d’« incompréhensible », soulignant qu’il n’y avait ni victime ni préjudice. Elle espère qu’il mettra fin à ce qu’elle considère comme un harcèlement judiciaire et médiatique de huit ans. Chikirou affirme que l’audience démontrera qu’il n’y a eu ni vol de chèque ni tentative d’escroquerie à la banque.

L’enquête aurait révélé qu’elle s’est présentée à la banque comme présidente de Le Média alors qu’elle n’avait plus ce statut, demandant un virement qui n’a pas eu lieu en raison d’un solde insuffisant. De plus, elle est également accusée de soustraction frauduleuse de deux chèques de la société. Son départ tumultueux de Le Média en 2018, marqué par des critiques sur ses méthodes de gestion, est également mentionné dans le dossier.

La députée a dénoncé ce procès comme étant « éminemment politique », visant à nuire à sa campagne pour la mairie de Paris. Elle a décrit l’affaire comme un différend commercial résolu entre deux sociétés.

Par ailleurs, Chikirou fait également l’objet d’une mise en examen depuis 2024 pour escroquerie aggravée, liée aux comptes de campagne de 2017 de Jean-Luc Mélenchon, où sa société est soupçonnée d’avoir surfacturé des prestations au détriment de l’État.

Source : Franceinfo

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