Des aides jugées insuffisantes pour les éleveurs
La Confédération paysanne estime que les réponses apportées ne répondent pas assez aux difficultés des éleveurs, notamment à leurs inquiétudes concernant les stocks de fourrage pour l’hiver. Le syndicat évoque aussi le risque de décapitalisation des élevages, sans préciser l’ampleur de ces difficultés.
Le communiqué critique l’annonce de prêts à taux zéro. Selon l’organisation, cette mesure revient à faire reposer davantage la réponse aux difficultés sur les banques. Elle reproche également à la ministre de maintenir sa confiance dans le système d’assurance privé, qu’elle considère inopérant.
Le syndicat conteste les orientations agricoles
Au-delà des mesures d’urgence, la Confédération paysanne critique la poursuite d’une politique qu’elle qualifie de productiviste et axée sur la compétitivité. Elle estime que cette orientation contribue à la disparition des paysans et paysannes.
Le syndicat reproche également à Annie Genevard de ne pas tenir compte des constats de la Cour des comptes sur le PSN, qu’il présente comme inefficace face aux enjeux du renouvellement des générations. Il demande que les priorités et l’équité d’accès aux aides publiques soient repensées.
Prédation et pastoralisme au cœur des critiques
Sur la prédation, la Confédération paysanne indique que la seule réponse évoquée est une hausse de 2 % du plafond de tir. Elle regrette l’absence, dans le discours de la ministre, de mesures consacrées aux moyens de protection ou à l’anticipation de la progression des prédateurs.
Enfin, alors que le pastoralisme était mis à l’honneur cette année au Sommet de l’élevage, le syndicat déplore que son rôle n’ait pas été abordé. Il souligne son importance, selon lui, pour les habitats, les territoires, la souveraineté alimentaire et l’adaptation aux enjeux climatiques.
Source : Confédération paysanne : communiqués de presse (www.confederationpaysanne.fr)
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