À Arles, 2 500 voix s’élèvent contre la ligne à haute tension : le RN, toujours pour l’électricité ?
Le fait principal
Le 19 septembre 2026, 2 500 personnes ont envahi le théâtre antique d’Arles pour s’opposer à un projet de ligne aérienne à très haute tension (THT) controversé. Cette initiative, qui doit relier le Gard aux Bouches-du-Rhône, menace de traverser des zones écologiquement sensibles, notamment le parc naturel de Camargue.
Ce qui s’est passé
Dans une démonstration de force collective, agriculteurs, associations et élus de tous bords se sont unis pour prêter serment de poursuivre leur lutte jusqu’à l’abandon du projet. Les participants ont exprimé leurs préoccupations face à l’impact environnemental de l’implantation de 145 pylônes de 40 à 60 mètres de haut sur 65 km, qui défigureraient le paysage et menaceraient la biodiversité de cette région unique.
Le contexte
Le projet de ligne THT est en cours de planification depuis deux ans, suscitant de vives inquiétudes. La ligne est censée être opérationnelle d’ici 2030, mais les opposants soulignent les conséquences dévastatrices sur les vignobles des Costières de Nîmes et la plaine de la Crau, une steppe méditerranéenne unique en Europe. La Camargue, classée réserve mondiale de biodiversité, est particulièrement menacée par ce projet, qui semble ignorer les urgences écologiques actuelles au profit d’intérêts économiques à court terme.
Les chiffres à retenir
- 2 500 personnes présentes au rassemblement.
- 145 pylônes de 40 à 60 mètres de haut prévus sur 65 km.
- Une ligne électrique devant relier Jonquières (Gard) à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) d’ici 2030.
Ce que cela révèle
Ce rassemblement met en lumière une contradiction criante dans les discours politiques : alors que le gouvernement prône la transition énergétique, des projets comme celui-ci semblent ignorer les enjeux environnementaux cruciaux. L’ironie est palpable : les promesses de durabilité se heurtent à des décisions qui compromettent la biodiversité. Pendant ce temps, les acteurs politiques, souvent prompts à dénoncer l’extrême droite pour ses positions anti-écologiques, semblent ici faire preuve d’une incohérence déconcertante.
Ce qu’il faut retenir
La mobilisation à Arles est un signal fort : la population refuse de sacrifier son environnement sur l’autel de projets énergétiques mal conçus. Le combat pour la préservation de la Camargue est loin d’être terminé, et les opposants promettent de rester vigilants face à ce qui pourrait être un désastre écologique. La question demeure : jusqu’où les décideurs seront-ils prêts à aller pour défendre des intérêts économiques au détriment de notre planète ?
Source : Franceinfo, ICI Provence
