La collision survenue le mercredi 28 octobre 2026 à Urda, en Castille-La Manche, porte à deux le nombre d’accidents meurtriers impliquant des trains à grande vitesse en Espagne en moins d’un an. Le bilan provisoire du drame atteint au moins 68 morts, selon les informations publiées par franceinfo à 15 h 59. (castillalamancha.es)

Deux accidents en moins de dix mois
Le précédent drame s’était produit le 18 janvier 2026 à Adamuz, en Andalousie. La collision entre deux trains y avait fait 46 morts. En octobre, le choc à Urda constitue la deuxième catastrophe ferroviaire majeure de l’année dans le pays.
Le bilan d’Urda reste provisoire. À ce stade, les éléments fournis ne permettent pas d’établir les causes de l’accident. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a déclaré que son exécutif allait « reconstruire la confiance dans notre système de trains à grande vitesse ».
La maintenance et la sécurité au cœur des débats
L’accident d’Adamuz avait relancé les discussions en Espagne sur l’entretien du réseau et la sécurité des voyageurs. Il avait aussi suscité des critiques de l’opposition de droite et d’extrême droite contre le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez.
Après cette première collision, le gouvernement s’était engagé à consacrer 1,8 milliard d’euros à l’amélioration de la maintenance ferroviaire. Le nouvel accident intervient dans un pays dont le réseau à grande vitesse compte près de 4 000 kilomètres de voies, le deuxième plus étendu au monde après celui de la Chine.
Une catastrophe majeure depuis 2013
Avec un bilan d’au moins 68 morts, encore susceptible d’évoluer, la tragédie d’Urda est la catastrophe ferroviaire la plus meurtrière en Espagne depuis le déraillement survenu près de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013, qui avait fait 80 morts.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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