Les élections législatives du mardi 27 octobre en Israël ne dégagent pas de majorité pour gouverner. Selon des résultats partiels publiés mercredi, le bloc de Benjamin Netanyahu dispose de 54 sièges, contre 49 pour celui de Gadi Eisenkot, sur les 120 que compte la Knesset. Les partis arabes, crédités de 17 sièges, pourraient peser dans les négociations, mais une alliance avec eux divise le camp de l’opposition. (timesofisrael.com)

Des blocs encore loin des 61 sièges

Les deux camps ont revendiqué une position favorable après le scrutin. Mais les résultats restent partiels et aucun ne s’approche seul du seuil de 61 députés nécessaire pour obtenir une majorité à la Knesset. Le Likoud de Netanyahu et ses alliés conservent une avance sur le bloc mené par Eisenkot, sans pour autant pouvoir former un gouvernement à eux seuls. (timesofisrael.com)
Dans ce contexte, les partis arabes israéliens pourraient jouer un rôle déterminant lors des discussions de coalition. Leur progression pourrait leur assurer un nombre record de sièges, selon les projections rapportées par DW. Ils sont toutefois opposés à Netanyahu, tandis qu’une partie de la majorité juive reste réticente à une coopération politique avec les représentants de la minorité arabe, qui constitue 20 % de la population.
Une alliance judéo-arabe en débat
L’un des principaux responsables de l’opposition arabe israélienne a appelé mercredi à bâtir un « véritable partenariat judéo-arabe » pour écarter Netanyahu du pouvoir. Yaïr Golan, chef de la gauche au sein du bloc d’Eisenkot, a lui aussi plaidé pour une alliance, dénonçant sur X la division entre électeurs juifs et arabes qu’il attribue au Premier ministre.
Gideon Rahat, politologue à l’Université hébraïque de Jérusalem, estime que l’attaque du 7 octobre 2023 a renforcé la méfiance et la peur de la majorité juive envers la minorité arabe. À ce stade, Golan est le seul responsable du bloc d’Eisenkot à avoir publiquement soutenu une telle coopération.
Isaac Herzog appelé à désigner un candidat
Après la publication des résultats officiels, le président Isaac Herzog devra charger de former un gouvernement le candidat qu’il jugera le mieux placé. Il ne sera pas nécessairement le chef du parti arrivé en tête. Herzog a appelé les responsables politiques à éviter de nouvelles élections et s’est dit prêt à soutenir un gouvernement d’union entre Netanyahu et Eisenkot.
Si aucun accord ne se dégage, Netanyahu restera Premier ministre par intérim dans l’attente d’un nouveau scrutin. La formation d’une coalition dépendra donc des tractations entre les différents blocs et de la possibilité, encore incertaine, d’un rapprochement avec les partis arabes.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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