Le Likoud, parti du Premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou, accuse les formations arabes d’avoir « volé les élections » législatives en Israël. La formation affirme avoir transmis à la police des témoignages et des éléments qu’elle présente comme des preuves de fraude, tandis que le dépouillement partiel ne permet pas encore de dégager une majorité à la Knesset.

Le Likoud met en cause des bureaux de vote
Dans un message publié sur Telegram mercredi 28 octobre, le parti de Benyamin Nétanyahou affirme avoir remis à la police « des centaines de témoignages et de preuves de fraude électorale ». Selon le Likoud, des irrégularités auraient eu lieu dans des bureaux de vote acquis aux formations arabes.
Il s’agit d’accusations formulées par le parti. Les éléments évoqués n’établissent pas, à eux seuls, que des fraudes ont été commises : la source ne fait état d’aucune conclusion de la police sur ces signalements.
Un Parlement sans majorité claire
Au moment où environ la moitié des bulletins avaient été dépouillés, les résultats partiels attribuaient 56 sièges au camp de Nétanyahou et de ses alliés, 49 au bloc de l’opposition et 15 aux partis arabes, sur les 120 sièges de la Knesset. Ces chiffres, publiés par la Commission électorale israélienne, restaient provisoires.
La majorité absolue nécessite 61 sièges. Aucun des deux principaux blocs ne l’atteignait à ce stade, et les résultats officiels étaient attendus dans les jours suivants. Les formations arabes pouvaient donc peser dans les discussions sur la constitution d’un gouvernement.
L’opposition appelée à négocier
Yaïr Golan, chef de la gauche israélienne, a appelé les adversaires de Nétanyahou à envisager une alliance avec les partis arabes. Il a défendu la possibilité de former un « gouvernement de changement en partenariat avec les citoyens arabes d’Israël ».
Le président Isaac Herzog a, de son côté, exhorté les partis à rechercher une coalition afin d’éviter un nouveau scrutin. Après la proclamation des résultats, il doit charger un candidat de tenter de former un gouvernement. En cas d’impasse, de nouvelles élections figurent parmi les scénarios évoqués dans le direct.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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