Lors de son troisième Vendée Globe, Fabrice Amedeo dit avoir vécu dans le Pacifique Sud une expérience spirituelle qui a changé son rapport à la foi. Le navigateur raconte ce moment intime dans un récit où il revient aussi sur le deuil de sa mère et les épreuves traversées en mer. (lejdd.fr)

Une expérience vécue en mer

Fabrice Amedeo n’abordait pas cette course avec une foi affirmée. Peu avant le départ, il avait accepté qu’un prêtre bénisse son bateau, sans y voir autre chose qu’un geste auquel il se prêtait avec respect, selon le récit publié par le Journal du dimanche.
En mer, après avoir quitté l’océan Indien pour entrer dans le Pacifique, le navigateur dit avoir traversé une période de conditions météorologiques particulièrement favorables. Alors qu’il s’activait dans le cockpit et priait, un bruit à l’extérieur l’a conduit sur le pont. Il y a observé un ciel qu’il décrit comme vert, puis, lors d’une autre sortie, un horizon teinté de jaune et de violet.
Il présente cette séquence comme un moment de grâce et de rencontre spirituelle. L’expérience, telle qu’il la raconte, a marqué un tournant dans sa vie de foi. (lejdd.fr)
Le deuil au cœur de son récit
Cette révélation intervient dans un contexte personnel difficile. Amedeo évoque la mort récente de sa mère et les questions que cette perte a fait naître sur ce qui pourrait exister après la mort. Le troisième Vendée Globe a également été éprouvant pour lui : il explique qu’il n’était pas prêt et qu’il demeurait en deuil, de sa mère comme d’un accident.
Le navigateur avait déjà connu des épisodes difficiles en course. Lors de sa deuxième participation, son bateau avait pris feu ; il en était sorti indemne, mais choqué, rapporte le journal. Le récit met ainsi en regard les dangers de la navigation et le cheminement intérieur du skipper, sans réduire son expérience spirituelle à un simple épisode de course. (lejdd.fr)
Un regard transformé
Depuis cette traversée, Fabrice Amedeo affirme se sentir profondément aimé et dit avoir vu disparaître les angoisses qui le tenaillaient. Il a partagé cette expérience avec sa famille. Son rapport à la mort s’est également apaisé, selon ses propres mots.
Le navigateur, qui a disputé trois Vendée Globe et traversé l’Atlantique à plusieurs reprises, décrit donc moins un exploit sportif qu’un basculement personnel survenu au large. Son récit présente la foi comme un cheminement, nourri par l’isolement et le temps passé en mer. (lejdd.fr)
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : Armelle Favre







