Donald Trump a présenté Marine Le Pen comme « la voix conservatrice » en France, après les violences du 17 octobre. Le président américain a aussi estimé que la dirigeante du Rassemblement national avait été « mal traitée » dans l’affaire des assistants parlementaires. Publié le 21 octobre 2026, un sondage Ifop-Fiducial réalisé après les émeutes la donne en progression dans les différentes hypothèses testées pour la présidentielle.

Trump établit un lien entre les violences et la progression de Le Pen

Interrogé par l’AFP dans le Bureau ovale, Donald Trump a déclaré que Marine Le Pen incarnait, selon lui, la « voix conservatrice » du pays. Il a ajouté qu’elle était déjà en tête et que les violences renforçaient cette position, sans préciser à quelle mesure il faisait référence.
Cette analyse intervient après les émeutes du 17 octobre. Quelques jours plus tôt, le président américain avait écrit sur Truth Social et X : « La France brûle ! » Il avait attribué les troubles à l’immigration et appelé les Français à « fermer (leurs) frontières et (à reprendre) le contrôle », selon les propos rapportés.
Donald Trump avait déjà commenté des débordements lors de manifestations lycéennes. Il les avait alors associés à une « immigration de masse hors de contrôle » et affirmé qu’il s’agissait, selon lui, de l’islam cherchant à « s’emparer » de la France. Ces propos relèvent de son interprétation des événements.
Le sondage mesure une hausse des intentions de vote
L’enquête Ifop-Fiducial publiée après les émeutes crédite Marine Le Pen de 34 à 38 % des intentions de vote au premier tour, selon les scénarios retenus. Elle progresse de 1 à 2 points par rapport à la mesure précédente, indique le sondage rapporté par le JDD.
Dans les cinq duels de second tour testés, la candidate du RN est donnée gagnante. Les résultats fournis mentionnent notamment 56 % face à Édouard Philippe et 58 % face à Gabriel Attal. Ces chiffres correspondent à des hypothèses de scrutin et ne constituent pas des résultats électoraux.
Un jugement de Trump sur l’affaire judiciaire
Le président américain a également réagi à la condamnation de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires, qui, selon les informations rapportées, comprend 15 mois d’inéligibilité prononcés en appel. Il a dit ne pas la connaître ni l’avoir rencontrée, mais estimé qu’elle avait été « mal traitée » et que l’affaire pouvait faire penser à une « instrumentalisation ».
Ces déclarations associent ainsi le commentaire de Donald Trump sur la situation française à son appréciation de la position politique et de l’affaire judiciaire de Marine Le Pen. Le sondage cité, de son côté, indique une progression de ses intentions de vote après les violences, sans établir à lui seul leur effet sur les choix des électeurs.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD






