À Saint-Just, en Ille-et-Vilaine, la Commission locale de l’eau (CLE) a adopté vendredi 16 octobre 2026 la révision du SAGE Vilaine. Le texte prévoit notamment de mieux protéger certains captages d’eau potable contre les pollutions agricoles. Cette étape concerne un bassin versant qui s’étend sur plusieurs départements de Bretagne et des Pays de la Loire ; elle ne signifie toutefois pas que toutes les mesures entrent en vigueur immédiatement.

Un vote après plusieurs années de débats

La CLE a approuvé le schéma par 45 voix contre 18, selon les chiffres rapportés par 20 Minutes. Le vote s’est tenu à Saint-Just, dans le département d’Ille-et-Vilaine. La révision, engagée en 2022, a donné lieu à des échanges entre élus, représentants de l’État, associations, usagers et acteurs économiques, dont le monde agricole.
La CLE est l’instance chargée d’élaborer le SAGE et de suivre sa mise en œuvre. D’après Eaux & Vilaine, elle réunit des représentants des collectivités, des usagers et des services de l’État.
Des restrictions ciblées autour de captages
La mesure la plus contestée porte sur l’usage d’herbicides pour la culture du maïs, dans certaines parcelles vulnérables au ruissellement et à l’érosion, situées dans des aires d’alimentation de captages d’eau potable. L’objectif est de limiter le transfert de produits phytosanitaires vers les cours d’eau et les ressources utilisées pour produire de l’eau potable.
Il ne s’agit pas, d’après les éléments communiqués sur le projet, d’une interdiction générale applicable à toutes les exploitations du bassin. Des dérogations et un accompagnement financier pour faire évoluer les pratiques agricoles sont évoqués. Les modalités exactes dépendront du document final et des étapes administratives qui suivent.
Le SAGE traite aussi d’autres enjeux de gestion de l’eau, notamment la préservation des zones humides et des cours d’eau, la disponibilité de la ressource et les risques de submersion marine. Le périmètre du bassin concerne, selon Bretagne Économique, 508 communes réparties dans six départements et environ 1,3 million d’habitants.
Une adoption, pas encore l’entrée en vigueur
Le vote de la CLE constitue une étape importante, mais il ne vaut pas à lui seul approbation définitive par l’État. L’article L. 212-6 du Code de l’environnement prévoit qu’après l’enquête publique, le schéma est approuvé par le représentant de l’État et que l’arrêté d’approbation est publié. Le texte de loi permet ainsi de distinguer le vote intervenu à Saint-Just de l’entrée en vigueur des règles.
Rennes Métropole a salué l’adoption et indiqué que le travail porte désormais sur l’application des dispositions. La FNSEA, selon l’article de 20 Minutes, a averti que le vote ne clôturait pas le dossier et qu’elle envisageait des recours. À ce stade, les sources consultées ne permettent pas de confirmer le calendrier de l’arrêté d’approbation, ni l’existence d’un recours effectivement déposé.
Source : 20Minutes – Actu Rennes
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