À Plouhinec, dans le Morbihan, des voitures stationnées au hameau du Vieux Passage sont régulièrement retrouvées avec des pneus crevés depuis environ six ans. Le reportage de franceinfo publié le 16 octobre 2026 fait état de 31 plaintes et d’une enquête toujours en cours, sans suspect identifié ni piste privilégiée.

Des dégradations nocturnes qui pèsent sur les habitants
Les faits se concentrent dans deux rues du Vieux Passage, petit port de la ria d’Étel. Selon le reportage, une quinzaine d’habitants auraient été touchés. Certains disent découvrir les dégâts au matin et redouter de nouvelles dégradations. L’un d’eux estime son préjudice à environ 1 000 euros ; un autre rapporte que 20 pneus de ses véhicules ont été crevés en deux ans.
Au-delà des frais de réparation, les habitants décrivent un sentiment d’inquiétude et d’être visés. Des soupçons circulent dans le hameau, mais rien ne permet d’établir l’identité ou les motivations de la personne responsable. Une couverture d’Ouest-France publiée le 4 septembre 2026 évoquait déjà cette série et le climat de défiance qu’elle provoque.
Caméras et rondes, sans identification à ce stade
Un riverain a installé une caméra sur sa façade pour protéger les véhicules de sa famille. Il indique n’avoir constaté aucune nouvelle dégradation pendant les quatre mois qui ont suivi. Ce répit ne permet toutefois pas de conclure que les faits ont cessé ni d’établir un lien avec l’installation de la caméra.
La maire de Plouhinec, Sophie Le Chat, également citée parmi les victimes, indique que des rondes de gendarmerie sont menées. La commune étudie par ailleurs des dispositifs de vidéosurveillance, notamment une installation plus pérenne. Il s’agit d’une démarche envisagée par la municipalité, et non d’un équipement dont la mise en place serait déjà confirmée.
Une enquête toujours en cours
Selon franceinfo, 31 plaintes ont été déposées et le dossier est suivi par le parquet de Lorient. Aucune personne n’a été identifiée dans les éléments rendus publics par le reportage, et aucune piste n’est privilégiée. Les témoignages et suppositions des habitants ne constituent pas des éléments établissant la responsabilité d’un voisin ou d’une autre personne.
Les dégradations s’inscrivent dans la durée, mais la publication du reportage le 16 octobre 2026 ne précise pas la date d’un nouvel épisode particulier. Pour les habitants du Vieux Passage, l’incertitude demeure : les caméras et les rondes visent à prévenir de nouveaux dégâts, tandis que l’enquête doit déterminer qui en est responsable.
Source : franceinfo- Bretagne
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