Six mois pour rétablir les services et préparer un scrutin
La nouvelle équipe remplace l’administration régionale dirigée jusqu’ici par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Selon les missions annoncées, elle devra restaurer l’ordre public, reconstruire les infrastructures endommagées et remettre en marche les services publics.
Son mandat prévoit également de coordonner le désarmement et la réintégration des combattants, ainsi que de faciliter le retour des personnes déplacées à l’intérieur du pays. Des élections régionales qualifiées de « libres et transparentes » doivent être préparées dans ce délai de six mois.
Le communiqué du gouvernement précise que l’administration doit concilier les intérêts nationaux de l’Éthiopie et l’intégrité territoriale du pays avec les intérêts fondamentaux de la population du Tigré. Dans l’attente d’un gouvernement élu, elle est appelée à se limiter à la gestion courante et à la préparation du scrutin. ([ena.et](https://www.ena.et/web/eng/w/eng_9756849?utm_source=openai))
Une décision qui intervient après la reprise des combats
Début octobre, les forces fédérales ont repris Mekele, la capitale régionale, selon les éléments rapportés par DW. Les forces du TPLF et leurs alliés avaient auparavant progressé dans la région voisine de l’Afar avant d’être repoussés. Le texte de DW rapporte également le repli de soldats érythréens déployés au Tigré, sous les frappes de drones de l’armée fédérale.
La mise en place de l’administration est présentée par le gouvernement d’Abiy Ahmed comme un moyen de stabiliser la région avant les élections. Ses détracteurs y voient au contraire une prise de contrôle du Tigré par le pouvoir fédéral. Les habitants de la région n’avaient pas participé aux élections fédérales organisées en Éthiopie le 1er juin, précise DW.
L’accord de Pretoria fragilisé
Les responsabilités dans la reprise des hostilités restent contestées. Le gouvernement fédéral accuse le TPLF d’avoir relancé les combats en septembre et de ne pas avoir voulu la paix. Le TPLF, de son côté, conteste la légitimité de l’offensive de l’armée fédérale.
Cette nouvelle phase de conflit fragilise l’accord de Pretoria, conclu en novembre 2022 pour mettre fin à la guerre de 2020-2022 au Tigré. Elle alimente aussi les inquiétudes liées aux tensions croissantes entre l’Éthiopie et l’Érythrée voisine.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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