Un mode de présentation repensé
Exposée depuis septembre au British Museum dans le cadre d’un prêt, la broderie de 70 mètres doit retrouver Bayeux après son séjour outre-Manche. Elle sera alors installée sur un plan incliné à 60 degrés, selon le directeur du musée de la Tapisserie de Bayeux, interrogé par BFMTV.
Catherine Pégard assure que ce changement était envisagé de longue date et que le voyage à Londres n’en est pas la cause. Le directeur du musée indique lui aussi que cette décision avait été prise dès 2020. La tapisserie devrait être présentée dans toute sa longueur au sein du musée rénové de Bayeux et bénéficier d’une restauration en France.
Des inquiétudes après des propos sur l’exposition
Le débat sur l’avenir de l’œuvre s’est ravivé après les déclarations d’un conservateur du British Museum rapportées par le Telegraph. Il avait laissé entendre que l’exposition actuelle serait la dernière occasion de voir la tapisserie accrochée de cette façon, sans détailler les raisons de cette affirmation.
Ces propos ont suscité des réactions politiques. Le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a dénoncé le prêt sur X, estimant que l’œuvre n’aurait pas dû quitter la France.
Les éléments disponibles sur son état sont toutefois à distinguer de ces inquiétudes. Les premières observations françaises après le transport par camion n’avaient signalé aucune altération visible. Un examen ultérieur mené par des experts français et britanniques aurait relevé de petites ruptures sur deux zones, selon des extraits du constat révélés par La Croix. Le document complet n’a pas été rendu public.
Le directeur du musée de Bayeux estime que la tapisserie n’a pas souffert du voyage. La ministre affirme également que son changement de présentation était déjà programmé et ne résulte pas d’une dégradation imputée au British Museum.
Une exposition londonienne très fréquentée
Le prêt a été décidé par le président Emmanuel Macron, avec l’objectif affiché de renforcer les liens avec Londres, dix ans après le Brexit. La tapisserie raconte la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066.
À la date de publication, les créneaux de visite de 40 minutes au British Museum étaient complets jusqu’au 31 décembre. Le musée a aussi interdit les photographies, celles-ci ralentissant la circulation des visiteurs le long de l’œuvre.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Valentin Etancelin




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