BÉNÉFICE NET SIMULÉ DU JOUR +23,40 € net simulé · mise de référence selon formule 253 paris simulés · mises 315,00 € · retours 338,40 € · toutes les mises gagnantes et perdantes sont déduites
L’actualité autrement
QUINTÉ+ / MULTIVérification automatique des courses…
VÉRIFICATION
Recherche des courses éligibles…
Flash Info

Après les critiques de la magistrature, Frontières défend son enquête sur Youssef Badr

La publication d’un dossier de Frontières consacré au magistrat Youssef Badr a déclenché des critiques au sein de la magistrature et un soutien public du garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Le magazine défend son enquête et met en avant les prises de position publiques du juge, tandis que celui-ci conteste être politisé et reproche à […]

À RETENIR

L’essentiel en quelques secondes

  • La publication d’un dossier de Frontières consacré au magistrat Youssef Badr a déclenché des critiques au sein de la magistrature et un soutien public du garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
  • Le magazine défend son enquête et met en avant les prises de position publiques du juge, tandis que celui-ci conteste être politisé et reproche à […]

Un dossier centré sur ses prises de position

Paru le 14 octobre 2026, le numéro de Frontières examine le parcours de Youssef Badr, premier vice-président adjoint au tribunal judiciaire de Bobigny et ancien porte-parole du ministère de la Justice sous Nicole Belloubet. Le magazine s’intéresse notamment à ses interventions dans des médias comme L’Humanité, Radio Nova et AJ+, où il s’exprime en faveur d’une plus grande diversité dans la magistrature.

Frontières souligne également les publications en ligne dans lesquelles le magistrat critique le programme du Rassemblement national. Le magazine reprend un extrait d’une interview sur France Inter où Youssef Badr évoque le manque de diversité sociale dans la justice. Il s’appuie aussi sur un article du Monde paru en 2025, selon lequel le juge avait indiqué compter les noms et prénoms « à consonance arabe » parmi les admis au concours d’entrée de l’École nationale de la magistrature (ENM).

Le dossier évoque par ailleurs la candidature de Youssef Badr à la direction de l’ENM. Le journal d’investigation L’Infiltré le présente comme le « favori d’Emmanuel Macron » pour ce poste : une appréciation attribuée à ce média, et non un résultat de nomination annoncé.

Des critiques de part et d’autre

Après la parution du numéro, le Conseil supérieur de la magistrature a mis en garde contre un « risque de déstabilisation et de discrédit de l’institution judiciaire ». Jacques Boulard, premier président de la cour d’appel de Paris, a fait part de sa « très vive inquiétude », qualifiant les attaques d’« inédites et très préoccupantes ». Des syndicats de magistrats et la présidence du tribunal judiciaire de Bobigny ont également critiqué le magazine. Gérald Darmanin a, de son côté, apporté son soutien au juge et rappelé qu’aucun magistrat ne devait être menacé ou insulté.

Youssef Badr a répondu dans un communiqué publié notamment sur son blog Mediapart. Il reproche à Frontières d’avoir transformé ses engagements associatifs en soupçons et récuse l’étiquette de « juge politisé ». Parmi ses engagements figure la fondation, en 2021, de La Courte Échelle, une association qui milite pour une plus grande diversité dans le recrutement des magistrats. Il est également l’auteur de l’essai Pour une justice aux 1 000 visages, consacré à cette question.

La rédaction défend sa méthode

Erik Tegnér, directeur de la rédaction de Frontières, affirme que le magazine a tenté de joindre le magistrat à dix reprises et qu’il n’a pas obtenu de réponse. Il soutient que l’enquête repose sur près d’une vingtaine de sources et conteste les critiques visant son travail. Le juge aurait, selon lui, transféré les courriels de la rédaction au Canard enchaîné.

Le débat porte ainsi à la fois sur les prises de parole publiques d’un magistrat et sur la manière dont un média les présente. Frontières estime que les engagements et déclarations de Youssef Badr interrogent son impartialité ; le magistrat rejette cette lecture. Le magazine rapporte aussi qu’il aurait écrit, dans un livre paru en 2025, qu’il n’existait aucune trace de racisme dans l’affaire Thomas. Selon le JDD, la circonstance aggravante de racisme a été retenue par les magistrats instructeurs à la fin du mois de septembre.


Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Baudoin Moucadel

Artia13 Music