Au Bénin, 63 bus universitaires reprennent la route pour réduire le coût des trajets étudiants
Après plusieurs années d’interruption, les bus universitaires circulent de nouveau au Bénin. À Abomey-Calavi, les étudiants peuvent désormais effectuer certains trajets pour 200 francs CFA par déplacement, avec des titres achetés sur smartphone et validés par code QR. Mais les horaires espacés laissent parfois des usagers sans solution abordable.
Le service a été officiellement relancé le 20 septembre à l’Université d’Abomey-Calavi, avant sa mise en circulation pour les étudiants. Au total, 63 bus sont destinés à quatre universités publiques du pays. ()
Des trajets moins coûteux
Pour les étudiants qui utilisaient auparavant les taxi-motos, appelés « zémidjans », ou les taxi-bus, le changement se me d’abord dans le budget quotidien. Imane Sanni, étudiante en troisième année d’anglais, indique dépenser désormais 400 francs CFA pour l’aller-retour, contre 1 100 auparavant.
Ruth Adjadé décrit, elle aussi, le poids des dépenses de transport, qui pouvait parfois l’obliger à se priver d’un repas. Les témoignages recueillis à Abomey-Calavi présentent ainsi le nouveau service comme un moyen de réduire une dépense régulière pour les étudiants.
Le trajet en bus apporte également un abri contre la pluie et peut offrir un temps de révision avant les cours ou les examens, souligne Merveille Sifonnou, étudiante en deuxième année de droit. Elle estime aussi que ce mode de transport peut limiter le risque d’arriver en retard, même si cela dépend des horaires disponibles.
Un accès dématérialisé, mais des départs espacés
L’achat des titres se fait par voie numérique. Selon Fabrice Houéto, contrôleur, le service est réservé aux étudiants des universités publiques béninoises : après l’achat du ticket sur la plateforme, le voyageur présente un code QR, qui est scanné avant l’embarquement.
La fréquence reste toutefois un point de difficulté pour certains usagers. Lidwine, qui a terminé ses cours à 13 heures, raconte avoir manqué de quelques minutes le départ prévu à cette heure-là. Le suivant étant annoncé à 16 heures, elle a choisi un taxi-bus privé. Elle juge les bus universitaires préférables, mais son témoignage illustre les conséquences d’un horaire manqué.
Une répartition défendue par le COUS
La direction du Centre des œuvres universitaires et sociales (COUS) estime que le nombre de véhicules attribués à chaque établissement tient compte des effectifs étudiants. Sa directrice, Ghislaine Fagbohoun, indique que l’Université d’Abomey-Calavi a reçu 35 bus, l’Université nationale d’agriculture et l’UNSTIM en ont chacune reçu dix, et l’Université de Parakou en a reçu huit.
Le réseau apporte déjà une solution à des étudiants qui dépensaient davantage pour se rendre sur leur campus. Reste, pour les usagers interrogés, à pouvoir compter sur des départs suffisamment fréquents pour éviter de devoir reprendre un transport privé lorsqu’un bus est manqué.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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