« Quand le cinéma célèbre la mine, le RN préfère l’oubli : une ironie bien française »
Le fait principal
Un projet culturel transfrontalier, Cinémine, met en lumière la mémoire minière à travers une exposition qui relie la France et la Belgique. Conçu par le Centre historique minier de Lewarde et le site du Bois du Cazier, ce projet se concentre sur les archives vidéo qui racontent l’histoire des mines, tout en commémorant le 70ème anniversaire de la catastrophe du Bois du Cazier, où 262 mineurs ont perdu la vie en 1956.
Ce qui s’est passé
La collaboration entre Lewarde et le Bois du Cazier a permis de rassembler divers extraits de films, allant des productions grand public aux films d’entreprise. Ces derniers, issus des Houillères du Nord-Pas-de-Calais et de Charbonnages de France, avaient pour objectif de promouvoir les métiers de la mine tout en véhiculant des messages de sécurité. L’exposition, ouverte jusqu’au 8 novembre 2026, vise à valoriser un patrimoine souvent oublié et à rappeler les sacrifices des mineurs.
Le contexte
La mémoire minière est un sujet délicat en France et en Belgique, où l’industrie charbonnière a façonné des générations. Avec la fermeture des mines, il est crucial de préserver cette mémoire collective. L’initiative Cinémine s’inscrit dans un cadre de financement européen, témoignant d’une volonté de réconciliation et de partage des histoires de travailleurs. Pourtant, dans un contexte politique où l’extrême droite tente de redéfinir l’identité nationale, ces récits de lutte et de solidarité sont
Les chiffres à retenir
262 mineurs ont perdu la vie lors de la catastrophe du Bois du Cazier, le 8 août 1956. L’exposition est ouverte tous les jours de 9h à 19h et se poursuivra jusqu’au 8 novembre 2026.
Ce que cela révèle
Dans un pays où le RN promeut une vision nostalgique et simpliste du passé, Cinémine rappelle que la mémoire des mineurs est aussi celle de luttes sociales et de conditions de travail souvent inhumaines. Alors que le RN cherche à réécrire l’histoire à sa manière, les archives rassemblées ici témoignent d’une réalité bien plus complexe, faite de solidarité entre les travailleurs, d’une lutte pour des droits, et d’une mémoire collective qui ne doit pas être oubliée. Le discours politique de l’extrême droite, qui prétend défendre les « vrais » Français, se heurte à cette vérité : les mineurs étaient des bâtisseurs de la nation, pas des figures d’un passé idéalisé.
Ce qu’il faut retenir
Cinémine n’est pas seulement une exposition, c’est un acte de résistance face à l’amnésie culturelle que veulent imposer certains. En célébrant la mémoire des mineurs, elle rappelle que l’histoire ne se réduit pas à des slogans, mais à des luttes réelles et à des vies sacrifiées. La mine, c’est une histoire de solidarité, de dignité et de mémoire, à l’opposé des discours qui cherchent à diviser.
Source : Centre historique minier de Lewarde, Bois du Cazier.
