ChatGPT : 38 000 requêtes consomment autant d’eau qu’une amande, un luxe pour l’extrême droite ?
Le fait principal
Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a récemment suscité la controverse en affirmant que 38 000 requêtes sur ChatGPT consomment autant d’eau qu’une seule amande californienne. Une comparaison qui, sous le vernis des chiffres, cache une réalité bien plus complexe.
Ce qui s’est passé
Dans un entretien au podcast américain Sources, diffusé le 1er septembre 2026, Altman a déclaré : « Pour 38 000 requêtes ChatGPT, cela représente la même quantité d’eau que celle utilisée pour la production d’une seule amande en Californie. » Bien que ce chiffre ait de quoi intriguer,
Le contexte
La consommation d’eau des intelligences artificielles ne se limite pas à l’usage direct dans les centres de données. Elle englobe également le refroidissement des serveurs, la production d’électricité et même la fabrication des composants matériels. Altman, tout en reconnaissant que ses chiffres proviennent de sa mémoire, ne fournit aucune précision sur les modèles de ChatGPT concernés ou sur les méthodes de calcul utilisées.
Les chiffres à retenir
Selon Altman, une requête moyenne à ChatGPT consomme environ 0,000085 gallon d’eau, soit environ 0,32 millilitre. Multiplié par 38 000, cela donnerait environ 12,2 litres. En revanche, une étude de 2019 estime que la production d’une amande nécessite environ 12 litres d’eau, mais cette évaluation inclut également l’eau de pluie, ce qui complique la comparaison.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière les contradictions inhérentes à la communication d’OpenAI. D’un côté, on cherche à minimiser l’impact environnemental des technologies, de l’autre, les données manquent pour étayer ces affirmations. Ce flou pourrait faire écho aux discours des politiques environnementaux qui, tout en prônant des pratiques durables, échouent à fournir des solutions concrètes face à des défis environnementaux croissants.
Ce qu’il faut retenir
La comparaison d’Altman, bien qu’intrigante, révèle un manque de transparence et de rigueur dans l’évaluation de l’impact environnemental des intelligences artificielles. Dans un monde où chaque goutte d’eau compte, il est impératif que les entreprises technologiques mettent en avant des données solides et vérifiables.
Source : Franceinfo
