Carburants : 17% des stations à sec, mais « pas d’inquiétude » ! Merci le gouvernement !
Le fait principal
Alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix, 17% des stations-service en France manquent d’au moins un carburant. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, se veut rassurant : « Pour les deux mois qui viennent, on n’a pas d’inquiétude ».
Ce qui s’est passé
Ce lundi matin, 17% des stations-service en France étaient en difficulté d’approvisionnement, un chiffre en légère hausse par rapport aux 16% du week-end précédent. Lescure a déclaré que la France n’avait « pas d’enjeu d’approvisionnement » à ce stade, tout en reconnaissant la nécessité de « trouver des solutions » si le conflit au Moyen-Orient se prolonge.
Le contexte
La situation est préoccupante, en particulier dans le contexte de la guerre en cours et des tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, par où transite une grande partie des approvisionnements en pétrole. En Alsace, par exemple, la sécheresse et les problèmes de navigation sur le Rhin compliquent encore la situation d’approvisionnement.
Les chiffres à retenir
- 17% des stations-service manquent d’au moins un carburant.
- 91% des stations touchées sont des stations Total, en raison du plafonnement des prix à la pompe.
- Le prix moyen du gazole a atteint 2,41 euros, tandis que dans les stations Total, il est plafonné à 2,25 euros.
Ce que cela révèle
Ces chiffres sont tout sauf marginaux. Prendre 17% comme une simple statistique, c’est ignorer que cela représente presque un cinquième des stations-service françaises. Pendant que le gouvernement se veut rassurant, les faits montrent une réalité bien plus inquiétante. Le plafonnement des prix par TotalEnergies, bien que séduisant pour le consommateur, entraîne une ruée vers leurs stations, exacerbant les pénuries. Les déclarations du ministre semblent ignorer le fait que la situation pourrait rapidement devenir critique si le conflit se prolonge. « On a de la visibilité », dit-il, mais pour qui ? Les automobilistes, eux, voient bien leurs stations se vider.
Ce qu’il faut retenir
La promesse d’un approvisionnement stable se heurte à la dure réalité des chiffres. Avec un gouvernement qui semble privilégier l’optimisme à la transparence, les Français pourraient bien se retrouver à faire la queue à la pompe, alors que les responsables politiques continuent de jouer la carte de la sérénité.
Source : France Inter, Franceinfo
