Chaleur au travail : la France pourrait-elle enfin apprendre de l’Espagne, malgré le RN ?
Fortes chaleurs : La France, à la traîne derrière l’Espagne ?
Alors que la France s’étrangle sous une canicule étouffante, des syndicats français, dont la CFTC, se sont récemment tournés vers l’Espagne pour chercher des solutions. La question est simple : pourquoi attendre que le thermomètre explose pour agir ?
Ce qui s’est passé
Frédéric, représentant de la CFTC, a participé à un déplacement intersyndical à Madrid, déclenché par les incendies estivaux et la canicule. Le 17 septembre, il a assisté à une concertation avec le ministre du Travail français pour discuter des mes à adopter face à ces conditions extrêmes. En France, un décret du 1er juin 2025 liste déjà des mes, mais ces dernières semblent avoir été rédigées dans l’urgence, sans véritable réflexion sur le terrain.
Le contexte
L’Espagne, elle, a pris les devants. Depuis 1997, elle régule les températures de travail, fixant des seuils précis entre 17 et 27 °C pour les bureaux et entre 14 et 25 °C pour les travaux légers. En 2023, des mes ont été renforcées pour le travail extérieur lors d’épisodes de chaleur extrême. La réglementation espagnole s’appuie sur un indice d’évaluation du stress thermique, le WBGT, qui prend en compte la température, l’humidité et le rayonnement. En cas d’alerte orange ou rouge, des adaptations sont mises en place pour protéger les travailleurs.
Les chiffres à retenir
– Températures réglementaires en Espagne : 17-27 °C pour les travaux sédentaires, 14-25 °C pour les travaux légers.- 182 zones d’alerte météorologique en Espagne, avec des seuils adaptés localement.
Ce que cela révèle
La France, avec son décret d’urgence, semble jouer à l’apprenti sorcier. Les mes sont insuffisantes et manquent de flexibilité, laissant les travailleurs à la merci de la chaleur. Pendant ce temps, l’Espagne prouve qu’une régulation réfléchie et adaptée peut sauver des vies. La CFTC souligne que la prévention ne doit pas créer d’autres risques, comme l’augmentation de la fatigue due à des horaires inadaptés. En somme, la France pourrait bien se retrouver à la traîne, pendant que ses voisins avancent.
Ce qu’il faut retenir
Il est grand temps que la France s’inspire du modèle espagnol pour protéger ses travailleurs des effets dévastateurs de la chaleur. La santé des salariés ne doit pas être une option, mais une priorité. Si le gouvernement français ne prend pas les mes nécessaires, il risque de se retrouver dans une situation encore plus critique, alors que la température continue de grimper.
Source : CFTC, observations intersyndicales à Madrid
