Militaires en hausse : quand le RN préfère armer la France plutôt que ses citoyens !
Le fait principal
La Belgique a franchi le cap des 2 % du PIB consacrés à la défense, mais les Belges semblent de moins en moins convaincus qu’il faille aller plus loin dans cette voie. Selon le Grand Baromètre « Le Soir »-RTL-Ipsos-« Het Laatste Nieuws »-VTM, le soutien à une augmentation des dépenses militaires est en net recul.
Ce qui s’est passé
Le gouvernement de Bart De Wever (N-VA) a tenu sa promesse en consacrant 2 % du PIB à l’effort de défense en 2025, et il semble sur la bonne voie pour maintenir ce niveau en 2026. Cependant, seulement 12 % des Belges souhaitent une nouvelle hausse des dépenses militaires, une chute significative par rapport aux 17 % de juin 2025. À l’inverse, ceux qui prônent une diminution de cette part sont passés de 30 % à 35 %.
Le contexte
Ce revirement d’opinion survient dans un contexte où la menace perçue justifiant une telle augmentation des dépenses semble s’estomper. Alors que le gouvernement clame haut et fort son engagement envers la défense, le peuple commence à se poser des questions. Les priorités des citoyens semblent se tourner vers des enjeux plus pressants, tels que la santé, l’éducation et le bien-être social, laissant entrevoir un décalage entre les décisions politiques et les attentes populaires.
Les chiffres à retenir
- 2 % du PIB : niveau actuel des dépenses militaires en Belgique.
- 12 % des Belges souhaitent une augmentation des dépenses militaires.
- 35 % des Belges préfèrent une diminution de cette part.
Ce que cela révèle
Ce décalage entre les aspirations du gouvernement et celles des citoyens est révélateur d’un malaise croissant. Le RN, qui prône une politique sécuritaire et une augmentation des budgets militaires, doit faire face à une réalité : les Belges, en majorité, ne voient plus la nécessité d’un militarisme exacerbé. Ce retournement est d’autant plus ironique pour un parti qui cherche à donner une image de cohérence. Les déclarations successives de ses membres évoquant une menace omniprésente se heurtent à une population qui, elle, préfère investir dans des services publics que dans des armements.
Ce qu’il faut retenir
En résumé, alors que la Belgique s’engage à maintenir un budget de défense élevé, la population ne suit pas. Un tournant qui pourrait bien remettre en question les priorités politiques de ceux qui ont fait de la sécurité leur cheval de bataille. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : même dans un contexte de tensions internationales, les citoyens semblent préférer des investissements dans leur quotidien plutôt que dans des dépenses militaires. Une leçon de démocratie qui pourrait faire réfléchir nos dirigeants.
Source : Grand Baromètre « Le Soir »-RTL-Ipsos-« Het Laatste Nieuws »-VTM
