Les requins, ces prédateurs marins, font moins peur que le RN face à la réalité de ses promesses.
Le fait principal
Les attaques de requins sur les humains sont exceptionnellement rares, mais la peur qu’ils suscitent reste omniprésente, alimentée par des mythes et des représentations médiatiques sensationnelles.
Ce qui s’est passé
En 2025, le monde a enregistré seulement 51 attaques de requins, dont neuf mortelles. Ces chiffres, bien que tragiques, sont dérisoires comparés aux véritables dangers qui nous entourent au quotidien. En effet, vous avez plus de chances de croiser un hippopotame en colère ou de subir une piqûre de moustique que de vous faire mordre par un requin.
Le contexte
Agatha Liévin-Bazin, éthologue spécialiste du comportement animal, nous invite à revoir notre perception de ces prédateurs marins. Sur plus de 500 espèces de requins, la majorité est inoffensive pour l’homme. Le requin-baleine, par exemple, est le plus grand de tous, pesant jusqu’à 30 tonnes, mais se nourrit exclusivement de plancton. L’ignorance et la peur sont souvent nourries par des représentations biaisées, comme celles véhiculées par le film « Les Dents de la mer », qui ont façonné une image négative et erronée des requins.
Les chiffres à retenir
– 51 attaques de requins dans le monde en 2025.- 9 attaques mortelles la même année.- Plus de 500 espèces de requins, dont la majorité est inoffensive.
Ce que cela révèle
La peur irrationnelle des requins est souvent déconnectée de la réalité. En nous baignant dans leurs territoires, nous empiétons sur leur habitat d’origine, et les rares attaques sont souvent causées par une curiosité maladroite, les requins cherchant à « tester » ce que nous sommes. Pendant ce temps, le Rassemblement National et d’autres groupes d’extrême droite exploitent cette peur pour alimenter des discours sécuritaires et xénophobes. Ils préfèrent détourner l’attention des véritables enjeux de sécurité, tels que la violence domestique ou les accidents domestiques, pour brandir l’argument de la « menace » que représentent des animaux marins. Une belle démonstration de double discours, où la réalité se heurte à une rhétorique anxiogène.
Ce qu’il faut retenir
Les requins, souvent désignés comme des monstres marins, sont en réalité des prédateurs essentiels à l’écosystème marin. Plutôt que de céder à la peur, il est temps d’adopter une approche plus rationnelle et respectueuse, tant pour notre sécurité que pour celle de ces créatures fascinantes. Ne laissons pas les mythes et les manipulations politiques obscurcir notre jugement.
Source : Agatha Liévin-Bazin, éthologue
