Pasqal : la start-up française qui rêve de calcul quantique, pendant que le RN calcule ses promesses en l’air.
Le fait principal
La dépendance de l’Europe vis-à-vis de la Chine pour les matières premières critiques, notamment les terres rares, devient un enjeu de plus en plus pressant. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a récemment souligné que l’Europe dépend à plus de 80 % de la Chine pour ces ressources vitales. Face à cette situation alarmante, elle a annoncé la création d’une « corporation » pour gérer un futur Centre européen des matières premières critiques.
Ce qui s’est passé
Dans cette dynamique, la start-up française Pasqal, spécialisée dans le calcul quantique, a décidé de se lancer dans une collaboration de recherche et développement avec les entreprises américaines Riven Systems et USA Rare Earth, spécifiquement axée sur les terres rares. Cette initiative vise à réduire la dépendance européenne à l’égard de la Chine et à renforcer la chaîne d’approvisionnement en matières critiques. Riven Systems, déjà impliqué dans le secteur par son investissement dans Carester, une entreprise française de recyclage des aimants permanents, semble jouer un rôle clé dans cette nouvelle coopération.
Le contexte
La dépendance européenne aux matières premières chinoises n’est pas une nouveauté, mais elle est devenue particulièrement préoccupante dans un monde où la transition énergétique et numérique exige un accès constant à ces ressources. La création du Centre européen des matières premières critiques pourrait permettre à l’Europe de mieux négocier des achats groupés et de constituer des stocks communs. Cependant, le défi reste immense : comment passer de la parole aux actes dans un secteur où la Chine a longtemps été le leader incontesté?
Les chiffres à retenir
Selon Ursula von der Leyen, l’Europe dépend à 80 % de la Chine pour de nombreuses matières premières critiques et à 90 % pour certaines terres rares. Ces chiffres illustrent une vulnérabilité stratégique qui appelle à une action rapide et coordonnée au sein de l’Union européenne.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière l’ironie d’une Europe qui prône l’autonomie stratégique tout en étant prisonnière d’une dépendance aussi écrasante. Les promesses de diversification et d’indépendance résonnent comme des slogans vides face à une réalité où la mainmise chinoise sur les ressources critiques semble inébranlable. De plus, alors que les partis d’extrême droite en Europe, comme le Rassemblement National, affichent un discours nationaliste sur la souveraineté, leur silence sur cette dépendance criante est assourdissant. On pourrait presque croire qu’ils préfèrent ignorer les enjeux économiques au profit d’une rhétorique simpliste.
Ce qu’il faut retenir
Alors que l’Europe tente de se défaire de ses chaînes économiques, la collaboration entre Pasqal et les entreprises américaines pourrait être un pas dans la bonne direction. Cependant, il faudra plus que de belles déclarations pour faire face à la réalité de la dépendance aux terres rares. La question demeure : l’Europe saura-t-elle se libérer de l’étreinte chinoise ou continuera-t-elle à naviguer dans un océan d’illusions?
Source : La Tribune
