2,6 milliards de m³ d’eau prélevés en 2022 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon l’Insee
2,6 milliards de m³ d’eau prélevés du milieu naturel en 2022
En 2022, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a prélevé 2,6 milliards de m³ d’eau douce du milieu naturel, hors volumes liés à la production d’électricité. La majorité de ces prélèvements, soit 84 %, provient des eaux de surface, incluant cours d’eau et plans d’eau, tandis que 16 % proviennent des eaux souterraines.
La gestion de cette ressource est un enjeu crucial, influencée par la pression démographique et les activités économiques telles que l’agriculture et l’industrie. En période estivale, les besoins en eau potable augmentent, exacerbés par l’afflux touristique. Les besoins pour l’irrigation, également plus importants durant l’été, sont affectés par le changement climatique.
Les prélèvements d’eau douce sont particulièrement concentrés dans les départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, qui bénéficient d’importants aménagements hydrauliques. Ces infrastructures permettent de transférer l’eau de la zone alpine vers les zones plus peuplées du littoral, garantissant ainsi un approvisionnement tout au long de l’année.
En 2022, 634 millions de m³ d’eau ont été prélevés pour l’alimentation en eau potable, tandis que 710 millions de m³ ont été mobilisés pour l’agriculture, principalement pour l’irrigation. Les autres usages économiques, tels que l’industrie et les services municipaux, représentent 255 millions de m³.
La région fait face à une variabilité significative des ressources en eau, souvent exacerbée par des épisodes de sécheresse. En 2022, près de 470 communes ont été concernées par des arrêtés sécheresse, un chiffre en constante augmentation.
Enfin, 62 % des masses d’eau de surface en Provence-Alpes-Côte d’Azur sont considérées en bon ou très bon état écologique, bien que cette proportion ait diminué par rapport aux années précédentes. Les micropolluants et les modifications morphologiques des cours d’eau sont des facteurs contribuant à cette dégradation.
Source : Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d’Azur
