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En France, 21 % des élèves de CM1 parlent une autre langue à la maison, selon une étude récente. Ce chiffre soulève des questions sur l’impact de l’immigration sur le niveau scolaire des enfants.
L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID) indique que cette situation pourrait compliquer l’apprentissage dans un système éducatif déjà en difficulté. Nicolas Pouvreau-Monti, représentant de l’OID, affirme : « Plus de 20 % des élèves de CM1 ne parlent jamais ou quasiment jamais français à la maison, ce qui ajoute des difficultés. »
Bien que le chiffre de 21 % soit fiable, il n’est pas unique à la France. D’autres pays européens, comme l’Angleterre et les Pays-Bas, connaissent des situations similaires. Une étude citée par l’OID précise que « parler exclusivement français ne semble pas conférer aux élèves un avantage en matière de réussite scolaire. »
En revanche, certains élèves sont allophones et ne maîtrisent pas le français. L’État met en place des dispositifs d’accompagnement, mais leur efficacité est souvent remise en question. Céline Hein, coordinatrice des programmes à l’Unicef, déclare : « L’accueil est insuffisant et mal financé, et il y a de plus en plus d’élèves allophones. »
Toutefois, de nombreux élèves qui ne parlent pas français à la maison réussissent bien à l’école. Des recherches indiquent que parler une langue étrangère peut même favoriser la flexibilité mentale, une compétence cognitive précieuse. Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives, souligne : « Les bilingues s’adaptent plus vite aux changements. »
Ainsi, maîtriser le français tout en parlant une autre langue à la maison ne constitue pas un frein à l’apprentissage.
Source : Franceinfo





