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1er mai en Martinique : un front syndical uni dans la rue contre la vie chère et pour défendre les acquis sociaux
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Parti vers 8h30 de la Maison des syndicats à Fort-de-France, le cortège a rassemblé plusieurs centaines de manifestants. Une mobilisation placée sous le signe de l’unité.
« On a décidé de faire, comme l’année dernière, un défilé commun. Ce n’est pas la peine que chacun aille dans son coin. L’unité, c’est la force qu’il faut montrer dans la rue », a déclaré Laure Quiquély, secrétaire générale de la CDMT Santé. Parmi les revendications : la lutte contre la vie chère, la hausse des carburants et la défense du pouvoir d’achat.
Le 1er mai, un symbole menacé
Avant le départ, chants et slogans ont donné le ton. « Aujourd’hui c’est le premier mai, aujourd’hui c’est un grand jour c’est un jour de combat, combat des travailleurs… Levons-nous, mobilisons-nous, luttons, levons-nous unis, c’est la seule façon d’y arriver », entonnaient les manifestants en créole.
Les inquiétudes cette année portent sur la remise en cause du caractère férié et chômé du 1er mai. Les syndicats dénoncent les dérogations accordées à certains secteurs comme les boulangeries ou les fleuristes. « Pourquoi les fleuristes et pas les poissonneries ? Petit à petit, tout le monde va s’engouffrer dans la brèche. Ça sera une journée perdue pour les travailleurs qui ne pourront plus manifester leur solidarité », a commenté Jacqueline Tally, secrétaire générale de la CDMT.
Pouvoir d’achat, carburant, justice : des colères multiples
Dans le cortège, les revendications sont nombreuses. « Les travailleurs vont souffrir de la hausse des carburants. Nous demandons un maintien de l’essence à 1,50€ et une augmentation du pouvoir d’achat. La justice sociale passe aussi par là », a souligné Eric Bellemare, secrétaire général de Force Ouvrière.
Un autre sujet de crispation est l’accès à la justice prud’homale, désormais conditionné à un paiement de 50 euros. « Ça ressemble à une manière d’empêcher les salariés de saisir la justice », dénonce Jacqueline Tally.
Une nouvelle génération de militants dans la rue
La mobilisation attire aussi de nouveaux profils. Geneviève, militante, témoigne : « Si tout le monde dit que ça ne le concerne pas, rien ne changera. Il faut militer pour les autres. Le 1er mai est un droit acquis, et on ne peut pas le laisser disparaître ».
Même détermination chez un manifestant, venu malgré un handicap : « Même avec mes béquilles, je viens. C’est une question de solidarité. Ce n’est pas un jour de vacances, c’est un jour de revendication ».
Des luttes qui dépassent le 1er mai
Les syndicats alertent sur une dégradation plus globale des conditions de travail. Dans le secteur pénitentiaire, un responsable CGTM dénonce « des agents à bout de souffle » et « des logiques capitalistes qui dégradent le service public ».
Dans le cortège, plusieurs personnalités politiques étaient également présentes, dont Didier Laguerre, Béatrice Bellay ou encore Daniel Marie-Sainte. Globalement, tous appellent à maintenir la pression lors de cette mobilisation, qui se veut un signal envoyé au gouvernement : celui d’un monde du travail uni et déterminé à défendre ses droits.
Source : FranceInfo



