150’000 litres de mazout à Blatten menacent la qualité de l’eau locale
150’000 litres de mazout menacent l’environnement à Blatten
Selon une nouvelle étude environnementale consultée par SRF, environ 150’000 litres de mazout et de carburant se trouvent dans la zone ensevelie à Blatten. Face aux risques de pollution, les autorités prévoient une surveillance à long terme alors que la reconstruction du village se prépare.
En mai 2025, le village de Blatten a été enseveli par un éboulement, entraînant la perte de maisons, d’objets personnels, ainsi que de voitures, citernes de mazout, machines, batteries et appareils frigorifiques. Rapidement, des nappes de mazout sont devenues visibles sur le lac formé derrière le cône d’éboulis.
L’étude révèle qu’il est incertain combien de litres se sont échappés lors de l’éboulement et combien restent dans les décombres. Les hydrocarbures pétroliers représentent le plus grand danger pour l’environnement, bien que récupérer complètement ces substances soit jugé disproportionné, car leur localisation précise demeure inconnue.
Les nappes de mazout sur le lac indiquent qu’une partie des hydrocarbures a déjà fui. Bien qu’il existe un risque de contamination de la nappe phréatique, les mes effectuées jusqu’à présent ne montrent rien d’inhabituel. Christine Genolet-Leubin, cheffe du Service de l’environnement du Valais, a déclaré : « Il serait disproportionné de dire qu’on ne peut plus construire ici. »
La surveillance des eaux de surface et de la nappe phréatique sera poursuivie et renforcée, avec des contrôles étendus à l’ensemble de la vallée de Loèche. Malgré les incertitudes, la reconstruction du village est jugée envisageable. Les cartes de dangers actualisées indiquent des secteurs où la reconstruction est possible, bien que la méthode de construction soit cruciale pour éviter la libération de polluants.
Des experts soulignent que certaines citernes de mazout sont endommagées et fuient, ce qui pourrait entraîner une contamination à long terme des eaux de surface ou de la nappe phréatique. Les mes environnementales doivent être intégrées dans les travaux en cours, avec un retour des premiers habitants prévu à partir de 2029.
Source : Katharina Locher et Anna-Lisa Achtermann (SRF)
