Face à la maladie, cette habitante des Yvelines a écrit pour que son passé douloureux ne soit jamais oublié

Face à la maladie, cette habitante des Yvelines a écrit pour que son passé douloureux ne soit jamais oublié

Léonce Jatche, résidente de Mantes-la-Ville dans les Yvelines, a publié deux autobiographies, De la captivité à la liberté : dix ans de mariage forcé et Le bâton du voyageur fatigué : quand la maladie frappe, le 17 mars 2026. Son récit retrace son parcours depuis un mariage forcé au Cameroun jusqu’à son combat pour ses enfants, Laïla et Brayan, qui souffrent d’une mutation rare du gène RYR1, responsable d’une myopathie congénitale.

Le déclic pour l’écriture de son histoire est survenu en 2018, lors de la découverte de la pathologie de ses enfants. Ce type de myopathie, bien que connu, se manifeste de manière unique dans leur cas. Léonce Jatche a décidé d’écrire pour que son histoire ne soit pas oubliée, craignant de ne pas être en mesure de transmettre son vécu en raison des troubles de mémoire observés chez ses enfants.

Son passé a été marqué par son mariage forcé à l’âge de 15 ans, où elle a été enlevée et mariée au chef de son village. Elle a subi des abus et a été contrainte à la polygamie. Après la mort de son mari, elle a fui vers la France, espérant trouver un refuge. Cependant, la maladie de ses enfants l’a contrainte à quitter son emploi d’auxiliaire de vie pour s’occuper d’eux.

Actuellement, Laïla et Brayan sont suivis dans plusieurs hôpitaux de la région et continuent de passer des tests pour mieux comprendre leur mutation. Léonce Jatche a créé l’association Espoir RYR1 France pour rassembler des ressources et sensibiliser le public à la maladie.

Elle souhaite également sensibiliser les jeunes filles aux dangers des mariages forcés, en dénonçant les traditions qui persistent dans son village natal. Léonce Jatche a exprimé son désir de ne plus avoir honte de son passé et de continuer à écrire, avec l’espoir de terminer un troisième tome lorsque ses enfants seront guéris.

Source : Maelys Meyer, Actu.fr, 17 mai 2026

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