
Votre néroli est le meilleur au monde !
La cueillette des fleurs d’oranger issues des bigaradiers se termine. C’est une tradition toujours vivace à Vallauris (Alpes-Maritimes). Les particuliers apportent ces fleurs au Nérolium de Golfe-Juan. On retrouve ensuite les fragrances de ces fleurs dans les plus grands parfums, vendus dans le monde entier.
Le bruit de leur chute sur le sol est à peine perceptible. Les fleurs d’oranger, prêtes pour la cueillette, révèlent déjà leur parfum qui s’évapore tout autour du jardin. Une odeur à la fois forte, singulière, discrète, « mais pas entêtante », selon les cueilleurs de l’association Renouer à Grasse. Cette cueillette demande à la fois de la douceur et du savoir-faire. « Il faut cueillir délicatement la fleur blanche à la main, en tournant la base comme une vis », explique une participante.
La technique est traditionnelle. À Vallauris, elle est pratiquée sur des bigaradiers, une variété d’orangers aussi appelée « orange amer ». Ces arbres, tous centenaires, sont cultivés dans une vaste propriété qui compte 135 arbres plantés en 1885. Ils donnent environ 3 kilos de fleurs par an, qui sont ensuite triées à la main pour garantir la pureté de la matière première. Reneé Pugi, la propriétaire, déclare fièrement : « Un grand parfumeur m’a dit : ‘votre néroli, l’essence que l’on tire de cette fleur, est le meilleur au monde !' »
Les fleurs récoltées sont ensuite apportées au Nérolium de Golfe Juan, une institution fondée en 1904. La petite récolte est pesée ; un kilo de fleurs d’oranger se négocie à 20 euros. Ces fleurs sont mélangées à celles d’autres petits producteurs, perpétuant ainsi la tradition locale. Cette matière première est ensuite distillée pour obtenir de l’huile essentielle, appelée néroli, qui entre dans la composition des plus grands parfums, y compris ceux de la maison Chanel.
Cette tradition de la cueillette des fleurs d’oranger est un élément clé de la culture locale, contribuant à la renommée des parfums français à l’international. Le Nérolium propose également des visites gratuites à l’Ecomusée de Golfe-Juan pour en apprendre davantage sur cette pratique.
Source : France Télévisions




