Vrai ou faux : Un « caprice d’Emmanuel Macron à 4 millions d’euros » ?
Le remplacement de six vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris, datant de 1864, par des vitraux contemporains suscite de vives critiques. Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout La France, qualifie cette initiative de « mégalomanie » d’Emmanuel Macron.
La justice administrative a validé, le 19 mai 2026, le remplacement des vitraux. Le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension émise par deux associations, permettant ainsi la dépose et la restauration des vitraux ornementaux du bas-côté sud de la nef.
Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé dans une vidéo ce qu’il appelle un « caprice présidentiel » à hauteur de 4 millions d’euros, affirmant que les anciens vitraux seraient « détruits ». Cependant, il est important de préciser que l’idée de remplacer les vitraux ne vient pas d’Emmanuel Macron. C’est l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, qui a proposé ce projet dans une lettre au président, en décembre 2023. Il a exprimé le souhait de voir des vitraux nouveaux contribuer à l’histoire de la cathédrale.
Bien que le président ait rapidement soutenu cette initiative, le projet a été initié par l’archevêque, qui a recommandé l’organisation d’un concours d’artistes. Le choix de l’artiste contemporaine Claire Tabouret pour la création des nouveaux vitraux a été officialisé peu après.
Contrairement à ce que soutient Dupont-Aignan, les vitraux de Viollet-le-Duc ne seront pas « détruits ». Ils seront nettoyés, préservés et exposés dans un musée dont le lieu n’est pas encore déterminé. Par ailleurs, le coût du projet est estimé à au moins 7 millions d’euros, et non 4 millions, selon le ministère de la Culture.
Cette situation met en lumière les tensions autour de la restauration de Notre-Dame et les interprétations politiques des décisions prises concernant son avenir.
Source : Franceinfo