

Dans le domaine de la course à pied, l’entraînement à la vitesse critique émerge comme une méthode efficace pour améliorer la vitesse sans surcharger le corps. Cette approche, promue par le physiologiste de l’exercice Tom Schwartz, PhD, entraîneur et fondateur de Tinman Coaching, se concentre sur l’élévation du seuil lactique, un paramètre clé pour les coureurs.
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Qu’est-ce que l’entraînement à la vitesse critique ?
L’entraînement à la vitesse critique vise à augmenter le seuil lactique, c’est-à-dire le point à partir duquel le lactate s’accumule dans le sang plus rapidement que l’organisme ne peut l’éliminer. Ce seuil correspond généralement à une allure que l’on peut maintenir pendant environ 60 minutes. En revanche, la vitesse critique est l’allure que la plupart des coureurs peuvent soutenir entre 30 et 35 minutes, représentant environ 4 à 5 % d’intensité supérieure au seuil lactique.
Les bénéfices de ces séances
Ce type d’entraînement entraîne des adaptations physiologiques significatives, telles que le recrutement des fibres musculaires rapides et l’amélioration de l’économie de course. Selon Schwartz, la vitesse critique améliore le seuil lactique plus efficacement que l’entraînement direct à ce seuil, tout en boostant le VO₂ max.
Pour quelles distances de compétition la vitesse critique est-elle la plus efficace ?
Schwartz note que l’augmentation de la vitesse à une fréquence cardiaque sous-maximale ou à un taux de lactate sous-maximal peut améliorer les performances sur presque toutes les distances, allant du 3000 mètres au marathon.
Quand intégrer ces séances à votre programme ?
Les séances à vitesse critique peuvent être réalisées tout au long de l’année. Schwartz recommande d’en inclure presque chaque semaine, surtout lors de périodes de compétition, car elles ne sollicitent pas excessivement l’organisme.
En résumé, l’entraînement à la vitesse critique représente une approche durable et efficace pour améliorer la performance en course à pied.
Source : Runner’s World




