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Ce dimanche 12 avril, des militantes du Collectif Nemesis ont, comme en 2024, perturbé le carnaval de Besançon (Doubs), en défilant d’abord avec des pancartes racistes, puis en déployant une grande banderole assimilant « étrangers » et violeurs. La mairie de Besançon a porté plainte ce lundi 13 avril.
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Deux ans après leur coup d’éclat au carnaval de Besançon et de Dole, les militantes du Collectif Nemesis ont récidivé ce dimanche 12 avril dans la préfecture du Doubs. Deux militantes, dont la Bisontine Yona Faedda, ont d’abord défilé dans la rue avec deux pancartes avant de rejoindre un immeuble Grande rue, où une immense banderole, associant migrants et violeurs, a été déployée.
Les militantes du collectif d’ultra-droite ont repris les slogans brandis en 2024 : « Libérez-nous de l’immigration » et « Violeurs étrangers dehors » pouvait-on lire sur les deux pancartes brandies devant le public venu assister au carnaval. Les deux militantes étaient accompagnées de deux hommes habillés en noir, remplissant visiblement le rôle de gardes du corps.
La banderole, nettement plus grande que celle de 2024, reprenait elle aussi le thème favori du collectif : « Faisons tomber les masques : 6 482 viols ou tentatives de viols par des étrangers en 2024 ». Bien que les forces de l’ordre étaient présentes au pied de l’immeuble où la banderole était déployée, celle-ci n’a pas été enlevée avant la fin du défilé. Selon le média indépendant antifasciste le Ch’ni, elle a suscité de nombreuses réactions négatives de la part de la foule venue assister au carnaval.
🚨Besançon
Aujourd’hui nous sommes allées au carnaval informer les spectateurs sur les chiffres des violences sexuelles liés à l’immigration.
Violeurs étrangers dehors ✈️ pic.twitter.com/NBiZNQMK28— Collectif Némésis (@Coll_Nemesis) April 12, 2026
Selon le ministère de l’Intérieur, en 2024, 46 100 viols ou tentatives de viols ont été recensés par la police et la gendarmerie. Lorsqu’un mis en cause a été identifié par les forces de l’ordre (dans 29 035 cas), l’auteur présumé était dans l’immense majorité de nationalité française (86,3% des viols ou tentatives de viols considérés comme élucidés). Le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 3 984 viols ou tentatives de viols où un auteur d’origine étrangère a été identifié, soit 13,72% des cas élucidés.
En fin d’après-midi, la municipalité de Besançon a réagi sur les réseaux sociaux : « une grande banderole a caractère politique a été déployée », pouvait-on lire. « La Ville de Besançon dénonce fermement cet affichage. Le Carnaval est un moment populaire, familial et rassembleur. Il n’a pas vocation à devenir un espace d’expression politique ou militante ». Le message souligne que le maire, Ludovic Fagaut (Les Républicains), a demandé à la police municipale d’intervenir, mais que la banderole n’a pas pu être retirée pendant le défilé, ajoutant que des mesures juridiques allaient être prises.
Ce lundi 13 avril, la municipalité confirme a France 3 Franche-Comté qu’une plainte a été déposée dans la matinée au nom de la ville pour « provocation à la haine ». Dans une communication, la ville a fait savoir que « le Maire et l’ensemble de l’équipe municipale condamnent fermement ces faits et réaffirment leur attachement aux valeurs de respect et de vivre-ensemble ».
Dans la soirée, les élus d’opposition ont réagi. L’ancienne maire écologiste Anne Vignot et Anthony Poulin ont estimé que « ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ». Ils avaient appelé Ludovic Fagaut à porter plainte pour « renforcer les procédures déjà engagées et qu’elles aboutissent à une condamnation définitive des membres du collectif d’extrême-droite ». La municipalité avait en effet déjà porté plainte en 2024. Yona Faedda avait été placée en garde à vue et son matériel informatique saisi.
Les deux élus d’opposition estiment qu’il « est temps de mettre fin à la banalisation et à l’ambiguïté entretenue par certains à l’égard de leurs discours. » Pendant l’entre-deux tours des élections municipales en mars dernier, le collectif Nemesis avait multiplié les soutiens à Ludovic Fagaut, élu maire le 22 mars dernier après avoir battu dans les urnes la maire sortante l’écologiste Anne Vignot.
L’association MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples) a annoncé qu’elle portait plainte : « ces actes offensants vis-à-vis de la population attaquée sont susceptibles de provoquer un sentiment de crainte, d’hostilité et de rejet à l’égard de cette population » déclare l’association.
« Violeurs étrangers dehors » : Le carnaval de Besançon sous le joug de la haine
Le 12 avril, le carnaval de Besançon a été le théâtre d’une provocation raciste orchestrée par le Collectif Nemesis, entraînant une plainte de la mairie pour « provocation à la haine ».
Ce dimanche, alors que la ville de Besançon se préparait à célébrer son carnaval, des militantes du Collectif Nemesis ont décidé de transformer la fête en un défilé de la haine. Deux ans après leur première incursion mémorable, ces militantes, dont la Bisontine Yona Faedda, ont brandi des pancartes racistes avant de déployer une immense banderole associant « étrangers » et « violeurs ». Ah, le carnaval, ce moment populaire et familial, devenu un espace d’expression politique pour les extrémistes !
Ce qui se passe réellement
Les militantes, accompagnées de deux hommes en noir, ont fait résonner des slogans tels que « Libérez-nous de l’immigration » et « Violeurs étrangers dehors ». La banderole, plus grande que celle de 2024, proclamait : « Faisons tomber les masques : 6 482 viols ou tentatives de viols par des étrangers en 2024 ». Pendant que les forces de l’ordre observaient, la banderole est restée en place, provoquant des réactions négatives de la foule.
Pourquoi cela dérange
La municipalité a rapidement réagi, dénonçant cet affichage comme un affront à l’esprit festif du carnaval. Le maire, Ludovic Fagaut, a exprimé son indignation, rappelant que le carnaval n’est pas un lieu pour des discours politiques. Mais n’est-ce pas ironique que ce même maire ait multiplié les soutiens à un collectif d’extrême droite lors des élections municipales ?
Ce que cela implique concrètement
La mairie a déposé une plainte pour « provocation à la haine », affirmant son attachement aux valeurs de respect et de vivre-ensemble. Cependant, cette réaction soulève des questions sur l’efficacité des mesures contre la montée de l’extrême droite. Est-ce suffisant ?
Lecture satirique
Les slogans de Nemesis, bien que choquants, révèlent une contradiction flagrante : alors que 86,3% des viols élucidés en 2024 ont été commis par des auteurs de nationalité française, ces militantes choisissent de stigmatiser une population déjà marginalisée. Cela démontre une déconnexion totale entre leur discours et la réalité.
Effet miroir international
En parallèle, on peut observer des dérives similaires dans d’autres pays, où les discours de haine sont souvent banalisés. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les mouvements d’extrême droite exploitent la peur pour justifier des politiques discriminatoires. La France n’est pas à l’abri de cette contagion.
À quoi s’attendre
La banalisation de tels discours pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le climat social. Si la mairie ne prend pas des mesures plus fermes, ces provocations pourraient devenir monnaie courante.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr



