Violette Dorange, navigatrice : « La course à pied est ce qui se rapproche le plus de la sensation de liberté que je vis en mer »

Violette Dorange : « La course à pied est ce qui se rapproche le plus de la sensation de liberté que je vis en mer »

À Lorient, il est fréquent de croiser Violette Dorange, navigatrice de 24 ans, en pleine préparation pour le semi-marathon de Rochefort, sa ville natale. En plus de s’entraîner, elle coorganise cet événement. « Avec mon équipe, nous gérons la communication pour aider un ami de mon père et lever des fonds pour les Apprentis d’Auteuil », précise-t-elle. La course a été rebaptisée DeVenir, du nom de son bateau du Vendée Globe.

Violette Dorange a commencé à courir au lycée, alors qu’elle était en sport études voile à La Rochelle. À cette époque, elle n’appréciait pas vraiment l’effort, se plaignant des séances de fractionné qui lui semblaient éprouvantes. Ce n’est qu’en tant qu’étudiante ingénieure à Rennes qu’elle a redécouvert la course à pied, en l’intégrant à son quotidien pour décompresser. « J’ai découvert qu’en allant à mon rythme, je pouvais aller beaucoup plus loin et aimer ça », confie-t-elle.

La course est devenue un élément central de son entraînement, surtout lors de sa préparation pour le Vendée Globe. Pour elle, courir représente des moments de déconnexion, une sensation de liberté semblable à celle qu’elle ressent en mer. « Ces moments où je ne pense à rien sont très importants dans mon quotidien chargé », explique-t-elle.

Dorénavant, elle se concentre sur sa saison qui débute le 3 mai avec la 1 000 Race à Port-la-Forêt, tout en gardant un œil sur la Route du Rhum, prévue pour le 1er novembre. Elle vise une performance de 1h50 à 1h55 pour le semi-marathon, une ambition qui reflète son esprit compétitif.

Concernant le développement de la course à pied, Violette souligne que malgré les critiques sur les coûts croissants des dossards, elle considère cette pratique comme accessible et bénéfique pour la santé. « C’est formidable de voir ma sœur et mon frère participer, alors qu’ils ne couraient jamais auparavant », ajoute-t-elle.

Enfin, Violette s’inspire des coureurs à pied sur les réseaux sociaux, notamment des ultra-traileurs comme Mathieu Blanchard. Elle envisage de s’essayer aux trails à l’avenir, tout en continuant à partager son amour pour la mer et la course.

Source : La Tribune Dimanche

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