
Liban : Nouvelle polémique après la photo d’un soldat israélien profanant une statue de la Vierge Marie
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Une image controversée en provenance du sud du Liban a récemment suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux. La photographie, diffusée le 6 mai, montre un soldat israélien en tenue militaire, enlaçant une statue de la Vierge Marie et plaçant une cigarette allumée devant sa bouche, comme pour la faire fumer. Ce cliché a été largement partagé, relançant le débat sur les comportements des soldats israéliens dans la région.
L’armée israélienne n’a pas précisé le lieu exact de l’incident, mais le prêtre Fadi Felefli a confirmé que la statue se trouvait dans le village de Debl, une localité maronite où résident environ 400 familles. Selon des sources, les communications dans cette région restent difficiles. Le prêtre a affirmé que l’image était authentique et que la statue n’avait pas été endommagée au-delà de ce qui est visible sur la photo. Elle a depuis été mise à l’abri chez son propriétaire.
L’armée israélienne a déclaré que la photo aurait été prise « il y a plusieurs semaines », insinuant que l’incident pourrait avoir eu lieu avant sa diffusion sur les réseaux sociaux.
Une enquête ouverte
Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole militaire israélien, a indiqué que l’armée « considère cet incident avec le plus grand sérieux » et que le comportement du soldat « s’écarte totalement des valeurs attendues de son personnel ». Une enquête a été ouverte et des mesures disciplinaires seront prises en fonction des conclusions. L’armée a réaffirmé son respect pour la liberté de religion et les symboles religieux de toutes les communautés.
Contexte factuel
Cet incident survient peu après une affaire similaire, le 20 avril, où une photographie montrait un soldat israélien frappant à coups de masse une statue de Jésus crucifié dans le même village de Debl. L’armée israélienne avait alors confirmé les faits et présenté ses excuses, condamnant deux soldats à trente jours de détention militaire.
Conséquences directes
Ces événements s’inscrivent dans un contexte plus large d’atteintes aux sites religieux dans le sud du Liban. Le 1er mai, l’armée israélienne a détruit au bulldozer un couvent et une école dans le village de Yaroun, provoquant l’indignation des habitants et des ONG. Les autorités israéliennes justifient ces actions par la nécessité de neutraliser des « infrastructures terroristes », tandis que les critiques dénoncent des attaques délibérées contre des sites civils.
Source : Franceinfo, L’Orient-Le Jour.



