
Violences dans le périscolaire : des chiffres inquiétants
Publié le 18/05/2026
Les violences dans le milieu périscolaire suscitent une vive inquiétude, comme l’a souligné Lisa-Lou Wipf, vice-procureure à la section des mineurs du parquet de Paris, lors d’une interview sur France Inter. Actuellement, la justice enquête sur 84 écoles maternelles et une vingtaine d’écoles élémentaires pour des cas de violence.
Selon Wipf, les chiffres relatifs à ces violences sont « extrêmement élevés », mais ils révèlent également une évolution positive : les enfants sont désormais plus enclins à se confier aux professionnels. « L’enfant, aujourd’hui, sait qu’il peut être écouté par les professionnels et va libérer sa parole beaucoup plus tôt qu’il ne le faisait quelques années encore auparavant », a-t-elle affirmé.
Cette libération de la parole facilite les enquêtes, permettant de « mettre à jour la vérité judiciaire plus facilement que si l’enfant dénonce les faits plusieurs années plus tard ». Toutefois, Wipf a signalé une augmentation exponentielle des cas signalés, tout en regrettant le manque d’enquêteurs spécialisés au sein du parquet.
Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Wipf a indiqué que, dans le milieu périscolaire, « très majoritairement, les auteurs sont des hommes », bien qu’il existe également une part de femmes.
Elle a également noté l’absence d’un profil-type pour les agresseurs : « Il n’existe pas de profil type de pédocriminel ». Les agresseurs sont souvent des jeunes peu formés et immatures sur le plan psycho-affectif, cherchant à exercer une domination.
La vice-procureure a détaillé le processus de recueil de la parole des enfants dans ces enquêtes, qui implique des policiers spécialement formés et l’assistance d’une psychologue pour rassurer l’enfant.
Ces préoccupations soulignent l’importance d’une vigilance accrue et d’un encadrement renforcé dans les établissements scolaires afin de protéger les enfants des violences.
Source : France Inter





