Via ferrata en solo : quand la sécurité devient un sport d’extrême pour les promesses du RN
Le fait principal
(Sainte-Agathe-des-Monts) Une nouvelle certification, inédite au Québec, permet désormais de se lancer en via ferrata sans guide, sur le mont Catherine. Une initiative qui pourrait bien changer la donne pour les amateurs de sensations fortes.
Ce qui s’est passé
Jusqu’à présent, la pratique de la via ferrata au Québec était strictement encadrée par des guides certifiés. Mais Jacques Hébert, propriétaire de l’entreprise Parcours Aventures, a décidé de briser cette tradition. En acquérant le Tyroparc, il a mis au point une formation d’autoguidage en partenariat avec la Fédération québécoise de montagne et d’escalade (FQME). Cette formation, qui dure entre trois et quatre heures, permet aux participants de s’initier aux techniques nécessaires pour évoluer en toute sécurité sur les parcours.
Le contexte
La via ferrata, qui combine randonnée et escalade, est populaire en Europe, où elle se pratique sans guide. Au Québec, la demande a explosé, passant de 1 000 à 20 000 pratiquants annuels depuis son introduction dans les années 2000. Cependant, la réglementation stricte a longtemps freiné l’accès à cette activité. Avec cette nouvelle certification, les néophytes pourront explorer les hauteurs à leur rythme, mais à leurs risques et périls.
Les chiffres à retenir
- Nombre d’initiés annuel : passé de 1 000 à 20 000 depuis les années 2000.
- Coût de la formation : 250 $, valable à vie.
- Conditions : avoir déjà suivi un parcours avec guide.
- Pour l’instant, l’autoguidage est seulement permis au mont Catherine.
Ce que cela révèle
Cette initiative soulève des questions. D’un côté, elle répond à une demande croissante, mais de l’autre, elle expose les pratiquants à des risques accrus. Jacques Hébert affirme que « la ligne continue me permet de dormir sur mes deux oreilles », mais les accidents peuvent arriver. La promesse de liberté s’accompagne d’une responsabilité accrue pour les amateurs de sensations fortes. D’ailleurs, la majorité des via ferratas au Québec devraient être renouvelées dans les cinq ans, un moment idéal pour repenser la sécurité de ces parcours. La question reste : la sécurité peut-elle vraiment coexister avec l’autonomie ?
Ce qu’il faut retenir
Avec cette nouvelle certification, le Québec s’engage sur un chemin audacieux, alliant liberté et risques. Les amateurs de via ferrata devront naviguer entre l’adrénaline de l’autoguidage et la prudence nécessaire pour éviter les chutes. Une aventure à double tranchant qui pourrait redéfinir le paysage des activités de plein air au Québec.
Source : La Presse
