
L’usine marnaise de Verallia allège ses bouteilles pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre
Verallia, industriel verrier d’envergure mondiale avec un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros prévu pour 2024, a réussi à concevoir une bouteille en verre allégée de 55 grammes, permettant ainsi une réduction de 18 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. Cette nouvelle bouteille, destinée aux vins spiritueux, pèse désormais 720 grammes au lieu de 775 grammes. Elle sera produite sur le site d’Oiry dans la Marne, reconnu comme un centre d’excellence pour les bouteilles résistantes à la pression. L’entreprise emploie 2 500 personnes en France et produit annuellement 3,6 milliards de pots et bouteilles.
Dans le cadre de sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, Verallia s’est engagé à réduire le poids de l’ensemble de sa gamme de 5 % en dix ans. Bien que l’objectif soit de remplacer progressivement les bouteilles traditionnelles de 775 grammes, Maud Dubois, directrice marketing de Verallia France, souligne que cette transition prendra du temps. Pour faciliter l’acceptation de cette évolution par les clients, aucune modification des lignes de production ne sera nécessaire.
Malgré la réduction de la quantité de matières premières requises pour la fabrication, Verallia a décidé de maintenir le prix de ses bouteilles. « Nous ne souhaitons pas perturber nos clients tout en restant concurrentiels et rentables », précise Maud Dubois.
L’entreprise vise également le « Net zéro » d’ici 2040, un objectif validé par le Science Based Targets Initiative, qui accompagne les entreprises dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Verallia cherche à électrifier sa production en remplaçant ses fours au gaz par des modèles électriques, moins émetteurs de CO2. Selon Maud Dubois, cette transition pourrait permettre de diminuer les émissions de 60 % avec un four électrique et de 50 % avec un four hybride. Actuellement, 80 % des fours de l’entreprise fonctionnent au gaz, tandis que 20 % sont électriques, avec l’objectif d’inverser cette proportion d’ici 2040.
Source : Verallia.






