Venice Biennale in crisis: The controversies explained

Venice Biennale in Crisis: The Controversies Explained

La cérémonie de remise des prix officielle de la Biennale de Venise, souvent considérée comme les « Jeux Olympiques du monde de l’art », a été annulée cette année, après la démission de l’ensemble du jury chargé de sélectionner les lauréats, quelques jours avant l’événement. L’attribution des prestigieux prix Golden et Silver Lion, qui jouent un rôle essentiel dans le lancement des carrières internationales des artistes, devait avoir lieu le 9 mai.

Démission du jury en raison des débats sur Israël et la Russie

Le jury de cinq membres avait précédemment annoncé qu’il ne considérerait pas les pays dont les dirigeants sont actuellement poursuivis par la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision aurait directement affecté l’inclusion de la Russie et d’Israël, le président russe Vladimir Poutine ayant reçu un mandat d’arrêt pour des crimes de guerre en Ukraine, et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu étant également sous le coup d’un mandat pour les actions de son pays à Gaza. Il reste flou si le jury a été contraint de démissionner par la Biennale.

Au lieu de cela, les visiteurs seront invités à voter tout au long de la durée de la Biennale, et les « Visitor Lions » seront remis le dernier jour de l’exposition, le 22 novembre.

Une exposition posthume par Koyo Kouoh

La Biennale de cette année, qui se déroule du 9 mai au 22 novembre, compte 100 participations nationales, dont sept pays participent pour la première fois : la Guinée, la Guinée équatoriale, Nauru, le Qatar, la Sierra Leone, la Somalie et le Vietnam. L’Iran a annoncé son retrait le 4 mai, dans un contexte de tensions croissantes et de craintes de conflits renouvelés au Moyen-Orient.

L’exposition internationale principale, intitulée « In Minor Keys », a été curatée par la regrettée Koyo Kouoh, directrice artistique d’origine camerounaise décédée d’un cancer en mai 2025 à l’âge de 57 ans. Kouoh, la première femme africaine à être choisie pour ce rôle, avait déjà développé son projet avant sa mort. L’exposition présente 111 participants invités.

Menaces de l’UE sur le financement en raison de la participation de la Russie

Suite à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, les artistes et curateurs russes avaient volontairement retiré leur participation. Le retour annoncé de la Russie à l’exposition en 2026 a suscité des tensions entre les institutions italiennes et l’UE. L’UE a menacé de suspendre son financement de 2 millions d’euros (2,3 millions de dollars) pour les trois prochaines années, après que la Biennale a permis à la Russie de rouvrir son pavillon.

Le Premier ministre italien Giorgia Meloni a exprimé son opposition à la présence de Moscou, tandis que le vice-Premier ministre Matteo Salvini a qualifié les menaces de l’UE de « chantage vulgaire ». Le maire de Venise, Luigi Brugnaro, a déclaré que le pavillon russe serait fermé s’il faisait de la propagande, tout en insistant sur le fait que la Biennale devait rester un forum de dialogue.

Appels à l’exclusion d’Israël

Près de 200 artistes, curateurs et travailleurs participant à la Biennale de 2026 ont signé une lettre appelant à l’exclusion d’Israël. Une seconde lettre, signée par plus de 70 artistes et curateurs, élargit cette demande à tous les « régimes actuels commettant des crimes de guerre », y compris la Russie et les États-Unis.

Les critiques soulignent que la Biennale offre un espace à Israël dans l’Arsenale, alors que le pavillon israélien dans la section Giardini est actuellement en rénovation.

Conclusion

La Biennale de Venise traverse une crise significative, marquée par des controverses politiques et des tensions internationales, soulevant des questions sur la liberté d’expression et le rôle de l’art en période de conflit.

(Source : DW)

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