
Mission au Vanuatu : Mickaël Forrest défend un déplacement « officiel », la présidence dément
Mickaël Forrest, membre du gouvernement en charge de la culture, de la jeunesse et des sports, a tenu une conférence de presse ce mercredi 13 mai pour clarifier sa présence à Port-Vila, Vanuatu, du 4 au 7 mai, lors d’un forum économique. Ce déplacement a suscité une controverse, notamment en raison de la participation d’une délégation du FLNKS.
Forrest a affirmé avoir assisté à cet événement « en mission officielle », précisant que « le gouvernement avait validé [sa] note de mission ». Cependant, la présidence de l’exécutif a démenti ces affirmations, indiquant qu’aucun ordre de mission n’avait été signé, et a souligné la distinction entre être informé d’un déplacement et sa validation administrative, qui permettrait une prise en charge des frais.
Une mission tournée vers l’économie
Lors de cette conférence, Mickaël Forrest a mis en avant l’aspect économique de sa mission, décrite comme une « New Caledonia Trade and Investment Mission to Vanuatu ». Le programme incluait des rencontres avec des autorités vanuataises responsables des investissements, des douanes, des ports, de l’énergie et du tourisme. Plusieurs chefs d’entreprise calédoniens faisaient également partie de la délégation, aux côtés de responsables politiques indépendantistes. Des membres du Medef ont exprimé dans un communiqué leur mécontentement de ne pas avoir été informés de la présence du FLNKS.
Forrest a justifié sa présence par la continuité des discussions autour du Festival des arts du Pacifique de 2028, soulignant qu’il était crucial de ne pas fermer les portes aux opportunités pour les entreprises.
Regarder davantage vers la région
Ce déplacement a également pris une dimension politique, notamment avec la présence de Christian Tein, président du FLNKS, qui a réaffirmé le soutien du front aux revendications vanuataises concernant les îles Matthew et Hunter. Interrogé sur cette question, Forrest a renvoyé le sujet au FLNKS, tout en affirmant que la Nouvelle-Calédonie devait porter une attention accrue à son environnement régional et aux enjeux géopolitiques du Pacifique.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes





