Vallée de le Dourbie : les fils électriques effacés du paysage pour protéger les grands rapaces

Vallée de la Dourbie : Les fils électriques effacés du paysage pour protéger les grands rapaces

Le 19 mai dernier, la vallée de la Dourbie a marqué une avancée significative pour la protection des rapaces. Les derniers fils d’une ligne moyenne tension ont été retirés, mettant fin à des décennies de cohabitation risquée entre les pylônes électriques et les oiseaux majestueux de la région.

À proximité, sur le site du Roc du Salidou, deux jeunes gypaètes barbus, nommés Viatje et Valat, ont pris leur envol le 13 mai. Ils sont les 44e et 45e rapaces réintroduits depuis 2012, dans le cadre d’un programme soutenu par la LPO, le parc national des Cévennes et le parc naturel régional des Grands Causses. Avec une envergure pouvant dépasser 2,80 mètres, le gypaète barbu, autrefois disparu des massifs, revient progressivement dans le ciel des Causses.

Les lignes électriques aériennes représentent l’une des principales causes de mortalité des grands rapaces, causant des collisions en vol et des électrocutions lors de l’atterrissage sur les pylônes. Même si la ligne du Roc Salidou se situe à plus de six kilomètres du site de libération, elle se trouvait sur un couloir de déplacement essentiel pour les jeunes gypaètes. Son retrait offre ainsi un corridor de vol sécurisé.

Le chantier de dépose des fils a nécessité un budget de 650 000 euros, intégré au projet européen LIFE GYP’ACT, qui dispose d’un budget total de 2 millions d’euros. Les travaux, lancés en novembre 2025, ont dû tenir compte des contraintes environnementales, notamment la présence d’un couple de faucons pèlerins à proximité. Le calendrier des opérations a été ajusté pour ne pas perturber leur reproduction, et l’utilisation d’hélicoptères a été limitée pour ne pas effrayer la faune.

Ce projet s’inscrit dans un partenariat de plus de trente ans entre Enedis et la LPO, visant à réduire l’impact des infrastructures électriques sur les oiseaux. La prochaine étape est prévue pour l’automne 2026, avec la dépose des supports restants, sous réserve des avis des écologues. Ce processus souligne la nécessité d’adapter les interventions humaines aux rythmes de la nature.

Source : LPO, Enedis.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire