Vagues de chaleur précoces affectent les rendements du blé tout en renforçant la résilience.
Des vagues de chaleur précoces affectent durement les rendements du blé mais renforcent la résilience face aux vagues de chaleur ultérieures
Une étude récente publiée dans le Journal of Experimental Botany met en lumière la sensibilité accrue des cultures de blé aux pertes de rendement causées par des vagues de chaleur survenant avant leur stade de floraison, par rapport à celles qui se produisent ultérieurement. Cette recherche souligne que l’exposition à des vagues de chaleur en début de saison de croissance pourrait également atténuer les pertes de rendement lors de vagues de chaleur ultérieures grâce à un effet protecteur de « priming ».
Ces résultats soulignent l’importance de comprendre les impacts des conditions climatiques extrêmes sur l’agriculture, notamment dans un contexte de changement climatique. Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et intenses, ce qui représente un défi majeur pour les agriculteurs.
Selon les dernières statistiques de l’INSEE, la production de blé en France a connu des fluctuations significatives ces dernières années, notamment en raison de conditions climatiques variées. En 2022, la production de blé tendre a été estimée à environ 36 millions de tonnes, avec des rendements variant en fonction des conditions climatiques.
Les conséquences directes de ces vagues de chaleur précoces pourraient se traduire par des pertes économiques pour les agriculteurs, mais également par des implications pour la sécurité alimentaire à long terme.
Source : Journal of Experimental Botany
