Vaccination des nourrissons, adolescents et jeunes adultes en Centre-Val de Loire : Bilan de la couverture vaccinale en 2025
La vaccination en Centre-Val de Loire a connu des évolutions significatives en 2025, notamment avec l’introduction de nouvelles obligations vaccinales. L’obligation de vaccination contre les méningocoques ACWY, instaurée le 1er janvier 2025 pour les nourrissons, a permis d’atteindre une couverture vaccinale élevée. Près de 90 % des nourrissons nés cette année-là ont reçu la première dose de ce vaccin, en réponse à une augmentation des infections invasives à méningocoques de types W et Y.
Chez les enfants nés en 2024, qui ont reçu le vaccin méningococcique C avant le remplacement par le vaccin ACWY, 79 % avaient reçu au moins une dose de vaccin tétravalent ACWY à l’âge de 21 mois. Ce taux est inférieur à celui observé en 2024 pour le méningocoque C. Pour les nourrissons ayant commencé leur vaccination avec un vaccin monovalent C, il est recommandé de poursuivre avec le vaccin tétravalent ACWY.
L’année 2025 a également marqué la mise en œuvre de l’obligation vaccinale contre le méningocoque B pour les nourrissons jusqu’à 2 ans, entraînant une nette progression de la couverture vaccinale : 68 % des nourrissons nés en 2024 étaient à jour de leur vaccination, contre 58 % l’année précédente. En outre, les taux de couverture pour d’autres vaccinations obligatoires chez les nourrissons se rapprochent de l’objectif de 95 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dans un contexte de reprise de la rougeole en France depuis 2024, il est essentiel de dépasser cet objectif pour les deux doses contre la rougeole, les oreillons et la rubéole afin d’interrompre la circulation du virus, qui peut avoir des conséquences graves, y compris des décès chez les personnes vulnérables.
Concernant les adolescents et les jeunes adultes, la vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée, mais les taux restent préoccupants. En 2025, seulement 17 % des 11-14 ans et 8 % des 15-24 ans avaient reçu une dose de ce vaccin, bien que ces chiffres soient proches des niveaux nationaux. L’intégration de cette vaccination dans les campagnes scolaires à partir de 2026 est envisagée pour améliorer la protection des jeunes.
La couverture vaccinale contre les infections à papillomavirus (HPV) progresse également, atteignant 53 % chez les filles et 34 % chez les garçons de 16 ans, bien que l’écart entre les sexes se réduise lentement. L’objectif national est d’atteindre 80 % de couverture vaccinale d’ici 2030.
Malgré ces défis, l’adhésion à la vaccination demeure élevée dans la région, avec 86 % des 18-25 ans se déclarant favorables à la vaccination, un chiffre supérieur à la moyenne nationale qui est de 83 %.
Source : Santé publique France






