
L’ONU exige des enquêtes après des frappes aériennes au Nigéria
L’Organisation des Nations Unies a appelé les autorités nigérianes et tchadiennes à mener des enquêtes rapides et impartiales suite à des frappes aériennes ayant causé la mort de nombreux civils. Volker Türk, chef des droits de l’homme de l’ONU, a exprimé sa consternation après que des bombardements sur un marché à Zamfara, le 10 mai, aient fait au moins 100 victimes civiles, blessant également de nombreuses autres personnes.
Dans un communiqué, M. Türk a souligné l’importance de traduire en justice les responsables de ces violations, conformément aux normes internationales. Il a également exprimé son inquiétude face à des attaques menées par des avions de combat tchadiens contre des camps de Boko Haram sur les îles du lac Tchad, où un nombre élevé de victimes civiles a été rapporté.
Le lac Tchad, qui borde le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, est devenu un foyer d’activités djihadistes depuis 2009, abritant des groupes comme Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). M. Türk a appelé les forces armées des deux pays à prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter de frapper des civils, rappelant que les opérations militaires doivent respecter le droit international humanitaire.
Par ailleurs, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a signalé que le conflit armé dans les États de Borno, Adamawa et Yobe a déplacé plus de 2,3 millions de personnes et que 5,9 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire urgente. Environ 3 millions d’enfants au Nigéria nécessiteront cette année un traitement contre l’émaciation sévère.
Ces événements soulignent la gravité de la situation sécuritaire et humanitaire dans le nord-est du Nigéria, exacerbée par des conflits persistants et des conditions de vie précaires.
Source : ONU






