
Les jeunes sont en première ligne face à la précarité hygiénique : quand se laver devient un luxe
On en parle peu. Pourtant, la précarité hygiénique touche, en France, près de 4 millions de personnes. Faute de moyens, des millions de Français renoncent à l’achat de certains produits d’hygiène de base tels que le gel douche, la pâte dentifrice ou le shampoing. C’est ce qui ressort du baromètre 2026 de l’association Dons Solidaires. Selon un sondage réalisé par l’Ifop, 60 % des familles monoparentales déclarent se priver de produits d’hygiène pour des raisons budgétaires, contre 43 % des Français dans l’ensemble. Entre l’alimentation et les produits d’hygiène, l’arbitrage est vite fait, au détriment de la propreté.
Dans une épicerie solidaire de la région parisienne, des personnes concernées par cette précarité peuvent se procurer à prix réduits ces produits devenus inaccessibles pour beaucoup. Ce type de structure joue un rôle crucial en offrant un accès à des produits essentiels, permettant ainsi de réduire l’écart entre les besoins hygiéniques et les ressources financières des usagers.
La situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on considère que les jeunes, souvent en début de carrière et avec des revenus limités, sont particulièrement touchés par cette précarité. Les conséquences de cette situation ne se limitent pas seulement à des problèmes de santé, mais affectent également la confiance en soi et l’intégration sociale.
Les chiffres fournis par Dons Solidaires soulignent l’ampleur de ce phénomène, qui mérite une attention accrue de la part des décideurs politiques et de la société civile.
Source : Dons Solidaires, Ifop.





