
Union Bordeaux-Bègles : l’UBB en situation de favorite, attention danger ?
C’est une première ! En effet, jamais l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) et le Leinster ne se sont affrontés dans leur histoire et cette première aura pour cadre le stade de Bilbao. Les statistiques donnent les hommes de Yannick Bru favoris, mais est-ce vraiment à leur avantage ? Le débat est ouvert.
À trois jours de la finale de Champions Cup, l’Union Bordeaux-Bègles avance avec une étiquette nouvelle : celle de favorite. Un statut flatteur, mais piégeux, au moment de défier le Leinster. Pour Éric Bonneval, vice-champion du monde 1987, il ne faut pas bouder ce rôle. « Être favori, c’est quand même mieux qu’être le dernier de la classe. Si on l’est, c’est que le jeu donne cet avantage », affirme Éric Bonneval. L’ancien centre insiste sur la solidité mentale des Bordelais, capables de gagner « même dans des matchs compliqués » en Top 14. Pour lui, le statut n’est pas usurpé : « Je mets sur Bordeaux, bien sûr. Ils ont des armes redoutables. » Même confiance chez Paul Couet-Lannes, vainqueur du Challenge européen 2012, qui voit une équipe à son apogée : « Si l’UBB est à son prime, ça va dérouler. » Cependant, l’ancien Biarrot met en garde contre la rigueur du Leinster : « Les 20 premières minutes seront déterminantes. Ils ont une structure de jeu clinique, il faudra gérer les temps faibles avec intensité. »
Derrière cet optimisme, une inquiétude persiste. Certains observateurs notent que l’équipe est parfois plus à l’aise en position d’outsider. « Plus les jours passent, plus je sens le stress monter », confie Nicolas Lavesque, un supporter. Il redoute la puissance irlandaise et cette « armada incroyable » malgré un effectif jugé vieillissant. Un sentiment que comprend Éric Bonneval, tout en relativisant : « Une finale, ce n’est jamais gagné. » La clé sera donc mentale. Assumer sans se crisper. « Être favori, il faut le gérer », insiste Éric Bonneval, qui évoque ces semaines « où on ne pense qu’à ça », où « le corps et l’esprit s’élèvent ». Une excitation que confirme Paul Couet-Lannes : « Ce sont des semaines extraordinaires où tout le monde est à 8000 %. » Dans ce contexte, l’UBB devra rester fidèle à son ADN : un jeu ambitieux et une capacité à répondre dans les moments clés. « Ils sont à 100 % focalisés sur cette finale », assure Éric Bonneval.
Reste désormais à confirmer, samedi, que ce statut de favori est bien une force, et non un fardeau.
Source : Union Bordeaux-Bègles.





