Une nouvelle technique permet (enfin) de révéler les fonds marins côtiers du monde entier

Une nouvelle technique révolutionne la cartographie des fonds marins côtiers

Bien connaître les fonds marins est crucial dans de nombreux domaines. Jusqu’à présent, seule une très faible proportion de ces zones était cartographiée. Une nouvelle méthode utilise des satellites pour mesurer les caractéristiques des vagues, permettant ainsi d’estimer la profondeur et de mieux connaître les fonds marins à l’échelle mondiale.

Contexte factuel

Les cartes topographiques des zones terrestres sont bien établies, mais la topographie sous-marine reste largement méconnue. Lors du dernier âge glaciaire, le niveau de la mer était 120 mètres plus bas, rendant certaines zones côtières visibles. Aujourd’hui, les prévisions de changement climatique indiquent une hausse du niveau de la mer de l’ordre du mètre pour le XXIe siècle, rendant d’autant plus pressante la nécessité de cartographier ces fonds marins.

La cartographie des fonds marins est essentielle pour la navigation, le développement des énergies marines renouvelables, ainsi que pour la sécurité civile face aux risques de submersion et d’érosion. Actuellement, cette cartographie est réalisée par des navires océanographiques, un processus coûteux et dangereux, particulièrement dans les zones peu profondes.

Données ou statistiques

En France, le Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom) est responsable de la cartographie des fonds marins. Avec près de 11 millions de km², la France possède la deuxième plus grande zone maritime au monde, mais le Shom ne parvient à mesurer qu’environ 1 % de cette surface. À l’échelle mondiale, environ la moitié des zones côtières ont été mesurées une seule fois, souvent avec des données vieillissantes.

La méthode développée dans le cadre du programme S2Shores (Satellites to Shores) utilise des satellites pour cartographier les fonds marins côtiers. Elle permet d’étendre la portée des méthodes satellitaires aux eaux turbides et plus profondes, jusqu’à des profondeurs de plus de 50 mètres, augmentant ainsi la superficie cartographiée de 58 %, soit 3,1 millions de km².

Conséquence directe

Cette avancée technologique est cruciale pour améliorer la sécurité de la navigation et la précision des modèles de vagues, de marée et de courants. Elle offre également des perspectives prometteuses pour les pays en développement, qui manquent souvent des moyens traditionnels de cartographie.

Source : Programme S2Shores

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