Avec son Vélib, ce Parisien traverse la France et vient à bout du mont Ventoux : « J’en ai ch…, c’était horrible ! »

Un Parisien traverse la France en Vélib et conquiert le mont Ventoux

Depuis trois semaines, Mattéo Bonne, 29 ans, a entrepris un périple à vélo en libre-service, visant le sud de l’Italie. Au cours de cette aventure, il a récemment réussi l’ascension du mont Ventoux, un défi qu’il a voulu relever pour « mettre en lumière » le Vélib, souvent critiqué.

Sur les routes de Paris, les plus fortes pentes qu’il a rencontrées incluent des zones comme les rues de Belleville et de Ménilmontant. Cependant, le véritable défi s’est présenté lors de l’ascension du mont Ventoux, où certaines portions atteignent près de 13 % de dénivelé. Mattéo a complété cette montée, par le chemin le moins difficile, en un peu plus de 3 heures et 10 minutes, pauses comprises. « C’est dans la moyenne, mais j’en ai ch…, c’était horrible ! », a-t-il déclaré lors d’un entretien en visio.

L’idée de ce défi lui est venue lors d’une soirée à Montréal, où, après quelques bières, une amie lui a proposé de réaliser son projet avec un Vélib. Bien qu’il ne soit pas un fervent amateur de cyclisme, il a accepté le défi. Mattéo a ainsi décidé de descendre la France et l’Italie avec un vélo en libre-service, promettant de s’attaquer aux pentes du mont Ventoux.

Son itinéraire l’a conduit à travers la Seine-et-Marne, la Bourgogne et le Morvan, avant d’atteindre Lyon et Marseille, parcourant environ 800 km à une vitesse moyenne de 15 km/h. Il a décrit son voyage comme une « ode à la lenteur », le comparant à une vie d’errance à la Rimbaud, sans poésie ni absinthe.

Avec cette aventure, Mattéo souhaite également redorer l’image du Vélib, un service souvent perçu de manière négative. Selon lui, le Vélib est « le vélo qui a appris à tout le monde à rouler », et il espère ainsi lui redonner ses lettres de noblesse. Sylvain Raifaud, président de l’Agemob, a salué cette initiative, soulignant l’importance de toute image positive du Vélib.

À l’issue de son voyage, Mattéo prévoit de rendre son vélo à Paris, conscient qu’il devra se séparer de son « compagnon d’infortune », afin qu’il puisse continuer à être utilisé par les presque un million d’utilisateurs uniques du service.

Source : Le Parisien

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