
S’attaquer à ma famille, c’est trop : un mois après son élection, ce maire démissionne après avoir reçu deux lettres de menaces
Élu le 15 mars 2026, le maire d’Amoncourt (Haute-Saône) a démissionné récemment après avoir reçu deux lettres de menaces anonymes. Dégoûté par cette « méchanceté gratuite », l’ancien premier édile témoigne de son expérience.
Cette situation met en lumière les violences psychologiques que peuvent subir les élus municipaux au quotidien. Moins de deux mois après son entrée en fonction, le maire d’Amoncourt a remis sa démission au préfet du département. Seul candidat à la mairie dans cette commune de 300 habitants, il avait souhaité s’investir pour le village où il a grandi. Cependant, les menaces reçues dans deux lettres anonymes, visant sa famille, l’ont contraint à quitter son poste.
L’ancien maire, qui a choisi de rester anonyme, a déclaré : « Lorsque je me suis engagé, j’ai toujours voulu remplir mes missions jusqu’au bout. Mais là, s’attaquer à ma famille, c’était trop. J’ai voulu les protéger en démissionnant. » Bien qu’il ne divulgue pas les détails des lettres, il précise que celles-ci mentionnaient des attaques contre ses enfants.
L’ex-maire a reçu la première lettre il y a 15 jours, la seconde une semaine plus tard. « J’étais abasourdi par cette méchanceté gratuite. J’ai commencé à en parler à des proches car ça m’inquiétait. Puis, j’ai dit stop. Je ne suis pas devenu maire pour ça », a-t-il ajouté.
Il a également mentionné l’impact psychologique de ces menaces, confiant : « Je ruminais sans cesse. C’était vraiment des violences psychologiques, j’y pensais même la nuit. » Pour lui, la démission était la seule solution pour mettre fin à cette spirale négative.
Le village se retrouve donc sans maire. Le premier adjoint gérera les affaires courantes en attendant la désignation d’un nouveau premier édile. Le préfet a pris contact avec l’élu démissionnaire pour s’enquérir de sa situation. Les membres du conseil communautaire Terres de Saône ont exprimé leur indignation face à cette situation, qualifiée d' »inadmissible », et ont voté une motion demandant des investigations sur ce dossier.
Cette affaire soulève des questions sur la sécurité des élus et l’engagement civique, alors que de tels incidents semblent se multiplier.
Source : France 3 Régions





