
Trump écarte les inquiétudes autour de Taïwan avant son voyage en Chine
Donald Trump a déclaré lundi qu’il aborderait avec son homologue Xi Jinping, lors de son déplacement en Chine cette semaine, la question des ventes d’armes américaines à Taïwan, tout en minimisant les inquiétudes relatives à une éventuelle invasion de l’île par Pékin. Interrogé sur la poursuite de ces livraisons d’armement, le président américain a indiqué depuis la Maison Blanche qu’il allait « avoir cette discussion avec le président Xi ».
Trump a précisé que « le président Xi voudrait qu’on ne (le) fasse pas », avant sa visite prévue de mercredi à vendredi. La politique américaine envers Taïwan, que la Chine considère comme une province, repose sur un soutien militaire solide à l’île, sans toutefois la reconnaître pleinement ni soutenir des aspirations d’indépendance. Depuis 1982, l’un des principes fondamentaux de cette stratégie est de ne pas « consulter » Pékin sur les ventes d’armes à Taïwan.
Par ailleurs, Trump a minimisé le risque d’une invasion de l’île par la Chine, affirmant que Xi Jinping « sait que je ne veux pas que cela arrive », tout en vantant sa « très bonne relation » avec le président chinois. La visite de Trump en Chine sera la première d’un président américain depuis celle qu’il avait lui-même effectuée en 2017. Initialement prévue fin mars, cette visite avait été reportée en raison de la guerre avec l’Iran.
Les relations commerciales bilatérales devraient dominer les discussions, après une année marquée par des droits de douane et des restrictions multiples. Les deux présidents pourraient également élargir les termes d’une trêve temporaire conclue en octobre. Des dirigeants de grandes entreprises américaines, dont Elon Musk (Tesla, SpaceX), Tim Cook (Apple) et Kelly Ortberg (Boeing), accompagneront Trump, selon un responsable de la Maison Blanche.
Avant le sommet, des négociateurs commerciaux des deux pays, dirigés par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent, doivent se rencontrer à Séoul. En outre, la crise au Moyen-Orient, avec ses implications globales, devrait également être abordée.
La Chine, en tant que principal partenaire économique et politique de l’Iran, est directement touchée par le bras de fer américano-iranien et la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz. Les experts estiment que Xi Jinping aborde le sommet en position de force face à Trump, qui fait face à des défis internes croissants en raison des élections de mi-mandat.
Washington a récemment imposé des sanctions à trois entreprises basées en Chine, accusées d’avoir fourni des images satellites utilisées par l’Iran. Le Trésor américain a également annoncé de nouvelles sanctions contre douze personnes et entités liées à Téhéran, accusées de faciliter la vente de pétrole iranien à la Chine.
Source : Courrier International




