Trois morts à bord d’un bateau de croisière : qu’est-ce que l’infection à hantavirus ?

Trois morts à bord d’un bateau de croisière : qu’est-ce que l’infection à hantavirus ?

Panique à bord. Depuis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, dimanche 3 mai, le décès de trois personnes à bord du bateau de croisière MV Hondius reliant Ushuaia, en Argentine, au Cap-Vert, les articles se multiplient dans le monde pour expliquer ce qu’est l’infection à hantavirus, qui en serait la cause.

L’infection à hantavirus est une maladie rare, souvent causée par le contact avec des excréments de rongeurs infectés. Selon The New York Times, elle peut se transmettre par contact avec la salive d’un rongeur porteur d’un agent pathogène de type hantavirus, notamment par morsure, mais le plus souvent, la contamination se fait par inhalation de poussières contaminées par des particules d’excréments ou d’urine séchés. Le quotidien espagnol El Mundo précise que le contact avec l’agent pathogène peut avoir lieu lors du nettoyage de locaux longtemps inoccupés.

La transmission d’humain à humain de ces virus, présents sur tous les continents, est extrêmement rare. The New York Times souligne que les hantavirus présents aux États-Unis ne se transmettent pas d’une personne à l’autre. La revue médicale The Lancet indique que le nom hantavirus provient de la région de la rivière Hantan, en Corée du Sud, où le virus a été identifié dans les années 1970. Les hantavirus sont responsables de deux maladies : la première attaque surtout les poumons, et la seconde les reins. La maladie pulmonaire est la plus connue, avec un taux de létalité très élevé, autour de 40 %.

En Argentine, au moins 22 décès ont été attribués à une contamination en 2025, et une alerte sanitaire a été décrétée à l’échelle nationale en raison de l’augmentation du nombre de cas, rapporte le quotidien La Nación.

Actuellement, il n’existe pas de vaccin ou de médicament spécifique pour traiter les infections à hantavirus. Le traitement consiste principalement à soulager les symptômes, similaires à ceux de la grippe, tels que fièvre, maux de tête ou douleurs musculaires. La prévention repose sur la limitation des contacts avec les rongeurs et leurs déjections.

Une enquête est en cours pour déterminer comment le virus s’est retrouvé à bord du MV Hondius. Hans Kluge, directeur régional de l’OMS Europe, a indiqué que le risque pour l’ensemble du public demeure faible et qu’il n’y a aucune raison de céder à la panique ni d’imposer des restrictions de voyage.

Source : The New York Times, El Mundo, La Nación

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