Un outil pour distinguer infection et vaccination
DIVA désigne une stratégie visant à différencier les animaux infectés de ceux qui ont été vaccinés. Selon l’intitulé de l’appel, l’Anses recherche un partenaire industriel pour travailler sur deux catégories de réactifs : sérologiques, qui s’intéressent notamment aux anticorps, et virologiques, destinés à détecter des éléments du virus.
Cette distinction peut être importante pour interpréter la surveillance sanitaire si un vaccin est utilisé : un résultat positif ne devrait pas être confondu avec une infection sans tenir compte du statut vaccinal de l’animal. L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) décrit également les tests DIVA comme des outils pouvant contribuer au suivi des animaux dans le contexte de la vaccination contre la PPA. ([woah.org](https://www.woah.org/app/uploads/2026/05/woah-guidelines-for-african-swine-fever-vaccines-2026.pdf?utm_source=openai))
Un appel à partenariat, pas une annonce de vaccination
Le document de l’Anses, signé le 8 octobre et publié le lendemain, est un avis d’appel à manifestation d’intérêt. Il vise donc à identifier un partenaire industriel pour une collaboration scientifique. Les informations disponibles dans l’extrait fourni ne précisent ni les modalités de candidature, ni un calendrier, ni les étapes de validation attendues : ces éléments ne peuvent pas être déduits du seul intitulé.
La mention d’un « candidat vaccin » est à distinguer de celle d’un vaccin autorisé ou recommandé pour une campagne de vaccination. L’appel concerne le développement d’outils de diagnostic associés à ce candidat ; il ne signifie pas que le vaccin est disponible pour les élevages ou les animaux sauvages.
Pourquoi le diagnostic compte
La PPA est une maladie virale qui touche les porcs domestiques et les sangliers. Elle ne présente pas de risque pour la santé humaine, mais peut avoir de lourdes conséquences pour les animaux et les filières d’élevage. L’OMSA indique que la confirmation d’un cas repose sur des examens de laboratoire. ([woah.org](https://www.woah.org/en/disease/african-swine-fever/))
Disposer de méthodes capables de distinguer une infection d’une réponse vaccinale pourrait ainsi aider à interpréter les résultats de surveillance dans un contexte où la vaccination serait envisagée. Mais l’existence de l’appel ne permet pas de conclure que les réactifs sont déjà conçus, évalués ou utilisables en routine.
Les limites à connaître
Le projet annoncé est une étape de développement. Avant qu’un test puisse être utilisé, ses performances et ses conditions d’emploi doivent être établies et évaluées. L’appel ne constitue ni une recommandation de vaccination, ni une alerte sanitaire, ni la preuve qu’un outil DIVA est déjà disponible.
Ces informations concernent la santé animale et la recherche en diagnostic. Elles ne constituent pas un diagnostic médical ni une prescription personnalisée.
Source : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
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